Le casse-tête du transport scolaire vers les écoles spécialisées

Enseignement et transport scolaire, Handicap informations et documents

La rentrée est déjà bien derrière nous. Nos enfants se sont désormais réhabitués aux rythmes scolaires et, tous les matins, de nombreux parents prennent la route pour l’école. Et pourtant, pour beaucoup d’enfants atteint de handicap, ce chemin peut s’avérer pénible et difficile.

 

En pratique, un bus de ramassage scolaire vient chercher gratuitement ces enfants à leur domicile pour les conduire à l’école. Malheureusement, le quotidien de ces transports ne se fait absolument pas dans les meilleures conditions.

 

Le 7 mars dernier, lors d’un après-midi d’échange organisé par la Ligue des Familles, l’UNIA et le Délégué Général aux Droits de l’Enfant, les principaux acteurs de la thématique ont décidé d’interpeller le monde politique, le grand public et les médias en imposant le sujet à l’agenda des différents niveaux de pouvoir concernés et ce, jusqu’aux prochaines élection.

 

C’est au travers de témoignages personnels recueillis par l’ASBL Urbanisa’son que nous avons pu constater que ces transports pouvaient devenir un véritable chemin de croix pour les enfants :

 

 

    • Vétusté du matériel roulant ;
    • Ceintures de sécurité non adaptées aux voiturettes d’enfants handicapés, qui doivent donc parfois voyager sans être attachés ;
    • Temps de trajet beaucoup trop long, parfois rallongés par une série d’embûches (garde alternée de parents séparés, difficultés de circulation, travaux, vitesse commerciale du bus de 30 km/h, écoles spécialisées trop éloignées du domicile familial, etc.) ;
    • Horaires peu adaptés au quotidien des familles ;
    • Personnel parfois distant avec les enfants ;
    • Complications entre les enfants du bus ;
    • Manque de formation du personnel accompagnant ;
    • Etc.
    « Une maman témoigne de son expérience. Son fils de 7 ans se lève à 6h du matin. Le bus part à 7h et l’école commence à 8h30. Son fils passe donc 1h30 dans le bus le matin, dont parfois une demi-heure à attendre devant l’école. »

 
Le trajet vers l’école devient ainsi pour certains parents un casse-tête logistique, un passage obligé que l’on aimerait éviter. Les conséquences peuvent être nombreuses pour les parents et les enfants.
 
Le stress causé par ces trajets (allers et retours) influe sur leur santé, mais aussi leur réussite scolaire. Leur socialisation est en outre gravement perturbée par ces troubles répétés matins et soirs.
 

    « La maman voit son fils s’écrouler en pleurs en rentrant de l’école et il faut prendre chaque soir le temps de débriefer le trajet et toutes les tensions vécues. Toute l’organisation de la famille tourne autour de ce retour. »

 
Comme pour tout problème complexe, il est évident qu’il n’existe pas de solution miracle. Il y a, en revanche, de nombreuses pistes à explorer :

 

    • Prévoir des aménagements raisonnables (horaires adaptés à la vie professionnelle des parents) ;
    • Remboursement des abonnements STIB ou TEC des parents (leur permettant ainsi d’accompagner leur enfant à l’école et de diminuer le nombre d’enfants qui utilisent le transport scolaire public) ;
    • Faire de l’école un véritable relais, et non simplement lieu d’arrivée après un long trajet, en faisant en sorte, par exemple, que les accompagnants aient les informations utiles quant aux besoins des enfants ;
    • Mieux prendre en compte l’avis et les doléances des parents sur cette question ;
    • Développer des lignes régulières de bus ;
    • Etc.

 


L’une des solutions qui nous est apparue comme la plus porteuse d’espoir est celle de former de manière plus efficace les accompagnants, ainsi que de garantir une plus grande sécurité d’emploi pour ceux-ci. En effet, le TEC compte 736 accompagnants et leur propose 26 modules de formation – formations qui ne sont suivies que par une partie du personnel, les personnes sous contrat de remplacement et celles non-nommées n’y participant pas.
 
Le grand turn-over auquel ce métier est soumis implique en outre que certains bus démarrent sans accompagnant à bord. Une situation explicable, selon un directeur d’institution, par le fait que le poste n’est pas suffisamment attrayant : on doit pouvoir proposer une meilleure rémunération et une meilleure formation. La question que pose ce problème de trajets est révélatrice du manque de prise en compte des plus faibles, et ce problème dure déjà depuis longtemps. En effet, l’Union des Fédérations des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique publiait déjà en 2011 un rapport sur le sujet.
 
Par ailleurs, le 4 septembre dernier, une pétition a été mise en ligne pour demander au gouvernement des trajets moins longs pour les enfants du secondaire spécialisé.
 

    « Tant qu’il reste des enfants dans cette situation, il faut remettre ce dossier à l’agenda public. »

 
Pour aller plus loin :
 
Toutes les citations et images recueillies dans cet article peuvent être trouvées dans le document récapitulatif de l’après-midi d’étude, trouvable ci-joint.
 
Document récapitulatif de l’après-midi d’étude organisé par la Ligue des Familles, l’UNIA et le Délégué Général aux Droits de l’Enfant
 
Recommandation au ministre de la mobilité concernant l’organisation et les conditions des transports scolaires des enfants et adolescents en situation de handicap en région wallonne
 
UNIA – Transport scolaire vers l’enseignement spécialisé : les communes ont un rôle à jouer !
 
Transports scolaires vers les écoles spécialisées, Une production du service Etudes et Action politique de la Ligue des familles, Juin 2017. Une voie sans issue ?
 
Autisme : jusqu’à 5h de trajets par jour en bus (Article de La Meuse, 19/09/2018)
 
Les témoignages recueillis par l’ASBL Urbanisa’son :
 
« E-mobile, je fais maison-école en 3h » :

 

 

Le nouveau guide d’Allocations Familiales Majorées

GAMP documents, Handicap informations et documents


 
L’arrivée d’un enfant dans une famille est toujours un événement marquant… Mais qu’en est-il lorsque cet enfant est porteur d’un handicap ? Trop souvent, les familles sont livrées à elles-mêmes dès l’annonce du diagnostic. Quel organisme contacter ? Quelles aides avons nous le droit de demander ? Et à qui les demander ? Ce sont autant de questions qui restent sans réponse.
 
Le GAMP a entrepris d’aider les familles pour répondre à au moins l’une d’entres elles: quel soutien financier peut-on demander ?
 
En créant « le guide d’allocations familiale majorées », notre volonté est de rendre plus accessible et moins complexe la procédure de demande d’allocations, mais aussi d’alerter les familles sur les points qui doivent être mis en évidence pour obtenir l’aide nécessaire pour répondre aux besoins de leurs enfants. Vous trouverez donc dans ce guide une série de réponses:
 
– Qu’est ce que « les allocations familiales majorées » ?

– Ou introduire la demande ?

– Comment entamer la procédure de demande ?

– Trois tableaux de calcule de point. (votre enfant a entre 0-36 mois, entre 7 et 11 ans, + de 12 ans)

 

Retrouver le guide sur notre site.

 
Ce guide à été rédigé par Vittoria Barbaso et mis en page par Mathilde Boland, toutes deux membres du GAMP.

 

Le questionnaire « bilan des besoins » du GAMP

GAMP documents, Handicap informations et documents, Questionnaires

 

Cet été, le GAMP a renforcé ses actions politiques dans le cadre des élections communales et prochainement Régionales et Fédérales. Le GAMP porte la voix de ceux qui n’en n’ont pas jusqu’à ceux qui doivent les écouter.
 
Nos revendications prioritaires sont basées sur nos nombreuses actions et divers témoignages récoltés tout au long des années. Pour mieux les étoffer, le GAMP a conçu un questionnaire ayant pour but le recensement des besoins des personnes en situation de handicap.
 
Cette enquête, pouvant être anonyme, nous permettra d’évaluer plus concrètement les demandes urgentes et non satisfaites de ces personnes en Belgique francophone.  Le questionnaire est divisé en 5 rubriques : La personne en situation de handicap (qui est-elle, quel est son handicap…), Le diagnostic (l’annonce, l’accompagnement…), La scolarisation (quel enseignement, quelles aides…), Le logement, Vos besoins spécifiques. Il y a donc un total de 20 questions (la plupart à choix multiples) qui vous prendront un petit quart d’heure de temps.
 
Votre avis a de l’importance et le GAMP compte bien le mettre en lumière ! Nous avons déjà reçu 150 réponses, mais plus vous serez nombreux et davantage vos besoins seront pris en compte. Si vous avez déjà rempli le questionnaire, nous vous demandons de le faire circuler autour de vous, à des familles, amis, voisins concernés par une situation de handicap.
 
Merci pour votre participation !
 
Répondez au questionnaire ici

 

La Newsletter du GAMP Agissons ! n°14 – Pour que chacun ait sa place

GAMP Cartes blanches, GAMP documents, GAMP Newsletter, Handicap Grande Dépendance, Politique

 

Notre nouvelle Newsletter N°14 – « Pour que chacun ait sa place » est en ligne

A la une :

  • Notre Cahier de Revendications Communales
  • Le point sur l’affaire des Conventions nominatives wallonnes
  • L’hommage à Alexis Deswaef ancien président de la Ligue des Droits Humains
  • La Carte blanche de Corine Jamar sur les emplacements réservés, et autres informations utiles.

Bonne lecture et bonnes vacances !

Conventions nominatives en Wallonie : un feuilleton sans fin …

GAMP actions et sit-in, Handicap Grande Dépendance, Législation et Parlements, Médias, Politique

 

Fin mai, l’AViQ (Agence pour une Vie de Qualité en Région wallonne) envoyait un courrier aux familles de personnes handicapées en attente d’une place d’accueil pour leur enfant, leur annonçant que, pour l’année 2018, aucun budget supplémentaire n’était dégagé par le Gouvernement wallon pour les conventions nominatives.

 

Une convention nominative est un budget individuel accordé à une personne en situation prioritaire ou d’urgence qui lui permet d’être accueillie dans un service ou institution donnée. Si la personne ou le service décide de mettre fin au contrat, le budget est perdu pour la personne et retiré au service.
Depuis début 2000, ce système de subventionnement est en vigueur pour pallier en partie au manque de places d’accueil pour les personnes gravement handicapées et/ou en situation d’urgence pour raisons familiales.

 

Actuellement, ce budget dépasse globalement les 30 M d’euros. Chaque année, il est augmenté pour faire face aux nombreuses demandes.
Ainsi, en 2015, le budget avait connu une augmentation de 2,4 M d’euros, en 2016 et 2017 de 3 M d’euros chaque année. Or, cette année 2018, l’augmentation n’a pas été octroyée. Bourde de l’AViQ ou décision politique d’austérité ?

 

Alertée par un groupe de parents dont des membres du GAMP, la Ministre wallonne en charge de la politique du handicap en Wallonie, Alda Greoli, s’est voulue rassurante et a déclaré qu’un budget était bel et bien disponible au sein de l’AViQ. Celle-ci aurait donc fait une erreur de communication.
Pour en avoir le coeur net, le 5 juin, une quinzaine de familles concernées se sont rendues spontanément au cabinet de la Ministre Greoli à Namur. On leur a donc annoncé que les conventions nominatives déjà négociées par l’AViQ seraient honorées, soit 61 conventions pour 1 M d’euros.

 

Néanmoins, nous sommes loin des chiffres des dernières années qui avaient vu attribuer 185 conventions en 2016 et 136 en 2017 ! Si les premières 61 familles concernées ont trouvé donc leur bonheur, des centaines d’autres restent malheureusement sur le carreau.

 

En même temps, les réseaux sociaux ont largement diffusé l’information (plus de 15.000 personnes atteintes par un des post Facebook sur la page du GAMP) et les media se sont tout aussi largement intéressés au sujet (le Journal Télévisé de RTL, la radio de la RTBF La Première, la DH et le Guide social sur Internet). Vous trouverez une revue de presse prochainement sur notre site (lien bientôt disponible).

 

Veuillez accéder à la vidéo de l’interview du GAMP.

 

 

La médiatisation a donné lieu à des interpellations parlementaires aussi bien en Région Wallonne qu’en Région bruxelloise. La réponse de la Ministre Greoli n’a d’ailleurs pas été jugée satisfaisante, voir la vidéo accessible sur Facebook de l’interpellation par le député Matthieu Daele.

 

La pratique des conventions prioritaires et nominatives est aussi développée en moindre mesure par la COCOF pour permettre à des bruxellois d’obtenir une place d’accueil en Wallonie. A ce jour, quelques dizaine de conventions sont octroyés. La Ministre Céline Fremault en charge de la politique du handicap à Bruxelles a tenu dès lors à rassurer les familles de la capitale sur la pérennisation de ces conventions et sur l’octroi de quelques budgets supplémentaires en 2017 et 2018.

 

Cette affaire n’a néanmoins pas été complètement élucidée. D’autres questionnements surgissent et demandent réponse dans les semaines qui viennent et en vue des futures élections régionales de 2019. Car les conventions nominatives ne peuvent à elles seules résorber le manque de places ni constituer la seule réponse aux situations complexes et d’urgence. Il importe en effet que les gouvernements donnent des réponses structurelles, comme ils s’y sont engagés lors de la condamnation de l’Etat belge et de ses entités fédérées par le Comité Européen des Droits Sociaux en 2013. Le GAMP restera donc très attentif à l’évolution de ce dossier, soyez-en certains !

Carte blanche : Emplacement réservé : on n’est pas sorti de l’auberge ! – Par Corine Jamar

GAMP Cartes blanches

Corine, maman d’Eleni, nous raconte ses péripéties avec l’emplacement réservé situé devant sa maison. Celui-ci devrait, dans la principe, lui rendre la vie plus facile et l’aider dans l’accompagnement de sa fille en situation de handicap.
Au contraire, cet emplacement devient une source intarissable de problèmes et situations parfois même assez cocasses. Un récit drôle et vivant, en prélude de la carte blanche rédigée par Corine.

 

 

Il est 10h du matin. Mon compagnon est allé chercher notre fille à Libramont, le centre où elle vit la semaine. Plus tôt dans la matinée, constatant que l’emplacement réservé devant la maison était libre, youpi, c’est pas tous les jours, j’y ai garé ma voiture. La carte handicap, comme d’habitude, est bien visible.

 

Tout à coup, la sonnette retentit. Insistante. Un, deux, trois, quatre coups. J’ouvre, et tombe nez à nez avec quatre flics (ont-ils chacun sonné ?) armés jusqu’aux dents, et aimables comme des portes de prison : même pas un bonjour. Qu’ai-je fait ? De quoi me suis-je rendue coupable ? L’unique flic de sexe féminin me demande, avec un mouvement brusque du menton, si cette voiture, elle désigne ma petite Smart, est à moi. Oui. Montrez-moi la carte handicapée. Moi : pourquoi ? Vérification. Bon.

 

Je prends quelques secondes pour enlever mes grosses pantoufles en forme de grenouille et enfile des baskets dont je ne noue pas les lacets, la dame a l’air pressé. J’ouvre la portière côté passager. Je prends la carte, puis, affichant un air victorieux puisqu’elle est parfaitement valide, la lui tend. Elle la retourne d’un air soupçonneux, et dit : ce n’est pas vous, Eleni ? Ben, non, c’est ma fille. C’est elle qui est en situation de handicap et pour qui j’ai, à l’époque, introduit une demande pour obtenir cette carte handicap… Où est-elle votre fille ? À la maison ? Non, mais elle ne va pas tarder, son papa est allé la chercher, elle sera là d’ici une bonne heure. Dans ce cas, rétorque-t-elle, veuillez tout de suite dégager votre véhicule. Pardon ? Elle m’explique : la loi ne vous autorise pas à profiter – profiter ! – d’une place réservée en l’absence de la personne concernée. Je suis au courant, merci, et je vous signale que ma voiture ne s’y trouve jamais, la semaine. Mais voilà, nous sommes vendredi, et le vendredi ma fille IMC et autiste rentre à la maison. La place était libre ce matin, j’y ai donc garé ma voiture. Comme ça, quand je devrai me rendre avec elle à sa séance de kiné à Waterloo cet après-midi, au moins, la voiture sera devant la maison. Si elle était restée à l’endroit où elle a passé la nuit, tout en haut de la rue (qui monte), j’aurais dû partir au moins ¼ d’heure plus tôt, vu l’allure d’escargot à laquelle marche Eleni.

 

La flic : vous remettrez votre véhicule quand elle sera là, en attendant, dégagez. C’est une blague ? Apparemment non, la dame ne rigole pas. Et ses acolytes encore moins (seraient-ils non verbaux auquel cas je pourrais tenter la méthode PECS ou leur présenter le carton azerty avec lequel ma fille communique). Comme avec elle quand je veux qu’elle comprenne bien quelque chose, je décide de parler lentement, et d’articuler : madame, dis-je, si j’enlève ma voiture maintenant, la place a toutes les chances d’être de nouveau squattée par des conducteurs indélicats, donc, ne vous en déplaise, je n’en bouge pas. Lancée, j’ajoute : tous les jours de la semaine, madame, cette place est prise par des conducteurs ne possédant qu’une carte « riverain. » Pourquoi leur foutez-vous la paix, à eux ? Et je ne parle pas de ceux qui SONT en possession d’une carte handicapée sauf qu’il ne s’agit pas de la leur mais bien de celle de leur grand-mère morte au siècle dernier ! Le pire, ce sont les conducteurs qui n’assument pas entièrement leur acte et qui garent la moitié de leur voiture sur la place libre qui se trouve devant, ou derrière. La conscience à moitié tranquille plutôt que pas du tout. Sans laisser le temps à la flic d’en placer (sic) une, je poursuis : pourquoi les agents verbalisateurs ne sont-ils autorisés à coller des prunes qu’aux malheureux seulement coupables de ne pas avoir mis assez d’argent dans vos foutus horodateurs ? Et pas à ceux qui se garent sur les emplacements handicapés ? Pourquoi ont-ils droit à l’impunité, et pas les autres ?

 

La flic : Les agents verbalisateurs ne sont pas habilités à coller des amendes à ce type de contrevenants, il faut introduire une plainte. Moi : hé bien, habilitez-les alors, c’est simple ! Si vous continuez, dit-elle en élevant la voix, je vous confisque votre carte et vous ne la récupérerez pas de sitôt, c’est moi qui vous le dis ! Dans ce cas, madame, puisque vous en parliez, je porte plainte !

 

La situation allait s’envenimer quand j’entends un houhou familier. C’est ma fille qui arrive, avec son papa. Son handicap étant aussi visible que la carte l’autorisant à « profiter » d’une place réservée, il a tôt fait de refroidir les ardeurs policières de la dame qui conclut, comme dans les films : c’est bon pour une fois. Ah mais non, dis-je, je n’en ai pas fini avec vous ! Forte de la présence de ma fille, je reprends : vous vous pendez à ma sonnette, vous ne me dites pas bonjour, vous m’agressez et, en plus, vous débarquez à quatre comme si j’étais une criminelle alors que vous n’agissez pas contre les VRAIS resquilleurs. Elle : je vous l’ai dit, la prochaine fois que vous constaterez que quelqu’un n’étant pas en possession de la carte handicapée s’installe sur l’emplacement, vous n’aurez qu’à appeler la police. J’éclate de rire : mais ça fait des années que je ne l’appelle plus, la police, ça ne sert à rien qu’à m’attirer des ennuis supplémentaires : soit elle vient des heures plus tard, parfois en pleine nuit, et la voiture n’est déjà plus là (et moi, au lit), soit elle ne vient pas du tout. Et si la dépanneuse a embarqué la voiture illégalement garée, le lendemain, je retrouve dans ma boîte aux lettres, au mieux : des œufs cassés ou de la pâte dentifrice, au pire : une lettre me menaçant de me régler mon affaire si je touche encore une fois à leur chère voiture. On a déjà cassé un phare, crevé un pneu et griffé la carrosserie de la mienne alors merci bien ! Là-dessus, puisque ma fille est là, et qu’ils n’ont momentanément plus rien à me reprocher, ils s’en vont (sirène hurlante, de vrais cowboys.)

 

Racontant cette histoire à une amie, celle-ci avoue elle aussi garer sa voiture sur un des emplacements réservés de sa rue mais s’empresse d’ajouter (avant que je ne l’étrangle): il y en a quatre, et tous ceux qui étaient en droit d’y parquer leur voiture sont morts ! Du coup, ils sont tout le temps libres ce qui fait râler les voisins qui, eux, tournent pendant des heures. Marre. Peut-être n’y a-t-il plus d’handicapés dans ta rue, lui dis-je, mais d’autres personnes handicapées, pas nécessairement du quartier, ont parfaitement le droit de s’y mettre. Ça n’arrive pratiquement jamais, me dit-elle, vu qu’elle habite un quartier plutôt résidentiel. Et si quelqu’un s’y met, c’est un resquilleur ! Certains sont bien en possession d’une carte pour handicapés mais ne le sont pas plus qu’elle, ou moi. Bien sûr, il y a des handicaps invisibles mais je ne pense pas que ce soit le cas de tous les conducteurs et conductrices qui s’installent sur les places dans sa rue. Une seule solution, lui dis-je : demander à ce que ces emplacements qui ne servent plus à rien soient enlevés !

 

Gros, très gros soupir. Il y a un an, mon amie s’est rendue à la commune pour signaler qu’il n’y avait plus de personnes en situation de handicap dans sa rue et que, donc, s’ils pouvaient agir en conséquence, ce serait bien. La dame du guichet lui a alors dit de s’adresser à la police. Ce qu’elle a fait. Après avoir, par téléphone, exposé l’objet de sa demande et attendu un bon quart d’heure qu’on veuille bien transmettre la communication à l’agent responsable, elle s’est entendue répondre que ce type de demande est traité par un service spécial ayant l’habitude de se réunir en collège. Un policier doit ensuite venir vérifier sur place que mon amie ne raconte pas d’histoires (à ce jour, il n’est toujours pas passé.) Une décision est alors prise, et transmise à la commune. Dont les fonctionnaires doivent eux aussi se réunir en collège. Échevinal, cette fois. Vous en avez encore pour un moment, ma petite dame ! lui avait dit à l’époque le policier quasi hilare. Ajoutant : si dans un an, rien n’a changé dans votre rue, je vous autorise à me rappeler. Un an et quelques semaines ont passés depuis, et rien… Du coup, tout le monde s’assoit sur le problème et les voitures des voisins de mon amie, sur les emplacements réservés.

 

Le Cahier de Revendications du GAMP pour les Elections Communales 2018-2024 est en ligne !

GAMP documents, Handicap Grande Dépendance, Politique

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En espérant contribuer à construire ensemble une société inclusive de toutes les différences, voici la version numérique du CAHIER DE REVENDICATIONS DU GAMP pour les ELECTIONS COMMUNALES 2018-2024. Nos revendications se déclinent avec les articles de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ratifiée par la Belgique en 2009.

 

C’est ainsi que nous avons débuté, fin du mois de mai, la tournée des partis francophones afin de rencontrer leurs Présidents. Cet article évolue en fonction des rencontres.

 

Le 28 mai, nous avons rencontré le Président du MR Olivier Chastel

 

 
 

Le 11 juin nous avons rencontré le président du Parti DéFI Olivier Maingain, ainsi que la députée Caroline Persoons.

 

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Le 14 juin, nous avons rencontré le Vice-président francophone du PTB (qui est un parti national) David Pestieau, ainsi que les députés bruxellois Claire Geraets et Michaël Verbauwhede.

 

 

Début juillet, nous aurons terminé la tournée. Un beau programme de sensibilisation en vue !

 

Hommage à Alexis Deswaef qui quitte la présidence de la Ligue des Droits Humains après 6 ans de mandat

Droits et Actions en justice, Informations associatives


Alexis Deswaef conclut la matinée de présentation des Plans Grande Dépendance à la Maison des Parlementaires le 3 février 2014.

 

Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits Humains, a quitté son poste après 6 ans de mandat bénévole. Il aura marqué cette période par un travail acharné sur le terrain, à côté de ses concitoyens. Il aura été souvent interpellé par les média, il aura très souvent interpellé les politiques, il aura été de tous les combats qui engagent les droits humains.

 

Aujourd’hui, nous lui rendons aussi hommage parce qu’il a œuvré, de manière peut-être moins médiatisée mais tout aussi percutante, pour les droits des personnes handicapées de grande dépendance.

 

Cinzia Agoni, porte-parole du GAMP, se souvient des premiers contacts avec Alexis, bien avant qu’il n’accède à la présidence de la LDH : « C’était début 2006, le GAMP n’avait que quelques mois d’existence. Nous avions organisé une série de manif auprès du monde politique, les Ministres bruxellois et fédéraux …  Et voilà qu’un gars que je ne connais pas du tout m’envoie copie d’un mail enflammé destiné à des politiques…  Il s’indigne, il dénonce les carences de l’Etat belge en matière d’aide aux enfants polyhandicapés et à leurs familles abandonnées par le système. Il nous soutient. Il écrira d’ailleurs un article sur les droits mentionnant notre cause ».

 

Alexis Deswaef participe à quelques sit-in du GAMP. Il y vient avec sa première fille Ludmilla, un prénom rare qui signifie en vieux slave « aimée de son peuple ».

« Et Ludmilla était aimée… » se rappelle Cinzia « Nous partagions avec Alexis la même expérience d’élever un enfant « différent ». Nous partagions l’angoisse d’un futur fragile, les difficultés accrues de la vie quotidienne. Et nous partagions la rage face au désespoir de certaines familles »

 

D’aucuns se souviennent encore d’Alexis forçant le barrage de la police lors du sit-in visant le Premier Ministre de l’époque Guy Verhofstadt. Seules 5 personnes sont admises au cabinet du Premier, mais il commence à pleuvoir, les parents amassés en zone neutre avec leurs enfants handicapés doivent s’abriter ou déguerpir.  Or, ils ne veulent pas s’en aller, ils attendent le résultat de la rencontre !

« Suivez-moi ! » dit Alexis en repérant une brèche et hop en avant, avec Ludmilla dans la poussette, suivi par d’autres parents et d’autres voiturettes. La police n’oppose aucune résistance… une foule très atypique marche le long du parc vers le 16 rue de la Loi, où tout le monde peut finalement s’abriter.

 

Quelques années plus tard, en 2010, le GAMP frappe à la porte du Cabinet d’avocats Quartier des Libertés dont Alexis fait partie. « On en avait assez d’attendre que des hypothétiques promesses se concrétisent, il fallait donner un coup de pied dans la fourmilière. Il fallait que l’on prenne à bras le corps la problématique du manque de places et de services pour les personnes lourdement handicapées adultes. Il fallait une action en justice contre l’Etat belge pour violation de la Charte sociale européenne » raconte Cinzia.

 

« Il nous a aidés, soutenus, conseillé une avocate compétente : Véronique van der Plancke. Elle avait déjà gagné une cause similaire auprès du Comité Européen des Droits Sociaux pour les gens du voyage. Mais en matière de handicap, cette réclamation collective était une grande première en Belgique, du jamais vu auparavant, un peu comme nos sit-in… » se souvient Cinzia en souriant « Nous avons réuni une vingtaine d’associations autour de nous. La réclamation a été déposée par la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme en décembre 2011, juste au moment du premier mandat d’Alexis à la présidence de la Ligue belge francophone. »

 

Un an et demi après, en juillet 2013, la Belgique est condamnée pour carence de solutions d’accueil pour les personnes adultes handicapées de grande dépendance. C’est un électrochoc pour les instances communautaires et régionales. Flandre, Wallonie et Bruxelles sont épinglées par le Comité Européen des Droits Sociaux et doivent présenter au Conseil des Ministres européen des plans d’action pour remédier aux carences. En février 2014, les trois Ministres compétents acceptent de présenter ces plans aux associations réclamantes qui sont à l’origine de leur condamnation. Autant dire que la situation est quelque peu tendue.

 

« Je me souviendrai toujours de cette matinée » dit Cinzia « Les 3 ministres en charge du handicap avaient présenté les Plans Grande Dépendance et s’étaient engagés à les déployer. Plusieurs questions venant des parents et des associations avaient fusé dans la salle, des témoignages aussi. En conclusion de la matinée, Alexis a pris la parole. Son discours a déchiré l’ambiance feutrée de la salle, ses mots ont fustigé l’autosatisfaction de nos ministres … Nous, parents, avons ovationné Alexis qui disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. A savoir qu’il nous faudrait garder la pression encore longtemps car les mesures préconisées n’étaient pas suffisantes. Les politiques étaient furieux, ils n’en sont pas sortis indemnes »

 

Depuis, nous continuons à avoir des contacts avec la Ligue des Droits Humains, notre collaboration s’est renforcée. Lorsque l’on se bat pour des droits humains, quels qu’ils soient, on se bat pour tous les droits. Il n’y pas des droits plus justes que d’autres » conclut Cinzia « Je suis confiante en l’avenir. Même si Alexis quitte la présidence de la Ligue, je sais qu’il continuera à œuvrer pour les droits de nos enfants. Et nous avons encore bien de combats à mener en collaboration avec la Ligue des Droits Humains, tout un programme ! »

 

Bon vent Alexis, merci pour cet engagement sans faille et à très bientôt !
 

Guide Allocations Familiales Majorées

GAMP documents, Handicap informations et documents

guideallocations


Nous vous proposons ce guide réalisé par des parents à l’attention de parents souhaitant introduire une demande d’allocations.


Comment les points sont-ils attribués ? Que faut-il savoir selon les piliers et les catégories d’âge ?
Notre guide vous oriente et simplifie chaque étape.

Merci à Vittoria Barbaso pour la rédaction.

 

Guide complet

 

Guide en plusieurs parties :

Introduction


Votre enfant a entre 0 et 36 mois


Votre enfant a entre 3 et 6 ans


Votre enfant a entre 7 et 11 ans


Votre enfant a + de 12 ans

 

Compte rendu de la 58ème action du GAMP du 24 janvier 2018 auprès de la Ministre Céline Fremault, en charge de la politique d’aide aux personnes handicapées à Bruxelles

GAMP actions et sit-in, Politique

INTRODUCTION
Lors de cette 58ème action du GAMP, la Ministre Céline Fremault et ses collaborateurs Etienne Coppieters et Gaëlle Valcke ont accueilli près de 40 personnes au cabinet. M. Coppieters précise d’emblée que les situations individuelles seront traitées séparément.
Le GAMP signale que le 13 décembre de l’année passée, il avait organisé une action chez la Ministre-Présidente de la COCOF Fadila Laanan chargée, entre autres, du budget. La Ministre avait répondu que les budgets sont fermés et qu’il y a d’autres compétences en souffrance que celle du handicap. Elle avait dès lors renvoyé le GAMP vers la ministre compétente Céline Fremault.
Le GAMP remet à la Ministre un document reprenant ses revendications prioritaires.
La porte-parole du GAMP reconnaît les avancées de cette législature, mais la situation reste insatisfaisante pour bon nombre de familles. Cela fait 12 ans que le GAMP milite pour davantage de services et places de qualité. Pour certains parents vivant avec un enfant handicapé 24h sur 24, la situation peut devenir intolérable. Par ailleurs, est-ce normal que ce soient les parents qui doivent créer des projets ?

 

PROBLEME 1 : RECENSEMENT ET MANQUE DE PLACES

 

La liste « Grande Dépendance » (GD) n’est pas représentative des besoins. Les personnes démunies ne sont pas toujours informées de la marche à suivre car la COCOF n’est pas proactive (elle reste dans l’attente des demandes, ne cherche pas à recenser les besoins). Certaines familles sont déconnectées des aides aux personnes handicapées : elles n’ont pas accès aux moyens actuels de communication ou n’ont pas le temps et la possibilité de faire des recherches.
Le Cabinet Fremault reconnaît que la COCOF n’est pas connue de tous : il faudrait des échevins en charge du handicap dans chaque Commune, indépendamment de l’égalité des chances. Il faudrait s’adresser aux maisons de quartier, aux associations de terrain.
Le GAMP, qui informe déjà à travers son réseau, songe à des moyens d’information supplémentaires. Il signale aussi que certains statuts de GD sont refusés par la Cellule.

 

Le recensement des besoins est une nécessité absolue : les chiffres de la COCOF ne correspondent pas aux enquêtes de prévalence, qui évaluent la population concernée à Bruxelles à 1%, soit 11.000 personnes. Le Cabinet Fremault met en avant la difficulté d’obtenir des données, avec des blocages à plusieurs niveaux. Il y a une liste d’environ 300 personnes de très grande dépendance qui sont reconnues en attente de solutions. Il y a également un recensement des demandes introduites à la COCOF pour les centres de jour et d’hébergement (personnes qu’on peut supposer de grande dépendance) : il y aurait donc 1.000 personnes en recherche de solutions.
Le Cabinet s’accorde sur la nécessité d’un meilleur recensement mais remarque qu’il s’est concentré davantage sur la création de places avec deux plans pluriannuels de construction en accord avec la COCOM (18 M d’euros COCOF – 17 M COCOM), car chaque personne dans la liste implique une recherche de place. La Ministre espère arriver à 100 places supplémentaires dans différents centres. Le Cabinet communiquera au GAMP le document reprenant toutes ces mesures.
L’attention du cabinet se porte aussi sur les jeunes adultes en maison de repos par manque de places dans des services adaptés.
La Ministre (qui a également une casquette logement dans ses attributions) explique qu’elle collabore avec le Fond du logement pour différents projets et considère que le foncier aurait dû intervenir depuis longtemps. Elle compte d’ailleurs sur les 18 mois qui restent pour donner un coup d’accélérateur et réaliser ce qu’elle a promis.

 

Mais quid de la liste du SPF qui recense toutes les personnes handicapées du pays ? Ne pourrait-on la croiser avec celle de Phare ? M. Coppieters explique que les échelles utilisées ne sont pas les mêmes. Au fédéral, elles évaluent le degré de dépendance en vue de l’octroi d’allocations de remplacement.
A Bruxelles, les personnes qui s’inscrivent dans la liste de Phare ne sont pas automatiquement de grande dépendance et leurs demandes peuvent varier. Les inscrits peuvent aussi avoir accès à d’autres services comme l’aménagement du logement, l’acquisition d’une voiturette, etc.
Les personnes de la liste GD sont, elles, sans solutions et notamment les personnes cérébrolésées pour lesquelles il n’existe encore rien en matière d’hébergement. La COCOF soutient d’ailleurs la Braise qui a obtenu enfin l’accord pour la construction d’un centre.

 

PROBLEME 2 : LE MANQUE DE TRANSVERSALITÉ

 

Pour débloquer des dossiers, la Ministre emprunte plusieurs casquettes. Cette transversalité devrait être opérationnelle en vertu du Handistreaming qui est à présent une obligation en Région Bruxelloise. Tous les Ministres devraient prendre en considération le handicap dans leurs matières de compétence. Par exemple, la Ministre Fremault peut être interpellée sur ses compétences, mais quand il s’agit d’améliorer l’accessibilité des personnes avec handicap dans les transports en commun, il faudrait que le Ministre de la Mobilité se sente concerné et agisse. Ce n’est pas encore le cas.
Le GAMP constate que la Ministre Laanan semblait peu connaître la question et déplore les clivages qui empêchent une politique cohérente et transversale. La Ministre suggère que le GAMP s’adresse aussi au Gouvernement Bruxellois. Elle estime en outre que les communes devraient aussi s’investir. Quid de la mise en place des Conseils Consultatifs des Personnes Handicapées ?

 

PROBLEME 3 : APPLICATION DU DECRET INCLUSION

 

Plusieurs personnes représentant des services ouverts récemment, ainsi que les parents et les éducateurs, s’inquiètent de l’absence de publication des arrêtés d’application du décret inclusion voté le 17 janvier 2014. Les fédérations d’institutions ainsi que les associations de parents ont déjà signalé que les normes actuelles sont insuffisantes pour la grande dépendance et génèrent des problèmes tels des accidents de travail. Les personnes de grande dépendance ont parfois des comportements violents. Les incapacités de travail augmentent davantage la charge des éducateurs restants et engendrent des problèmes avec les assurances.
Les institutions ne peuvent souvent pas garder ou accepter ces personnes. Des éducateurs présents expliquent leur désarroi : ils pourraient accueillir une personne en plus si seulement l’équipe était renforcée. Une famille présente explique aussi ces difficultés : ils ont une jeune fille qui peut se montrer très violente, son frère ne connaît d’ailleurs pas une vie de famille normale. C’est une triste réalité que beaucoup partagent.
Le responsable des Pilotis signale d’autre part que le système des ACS est bloqué et que les centres sont même menacés d’en perdre. Or lorsqu’ils ont obtenu leur agrément, on leur avait promis un renforcement de l’encadrement pour la grande dépendance.

 

Le cabinet précise que l’arrêté d’exécution concernant les activités de jour et le logement est soumis à la disponibilité financière de la COCOF. Cette année, il peut mettre une somme de 300.000 euros à la disposition des services accueillant la grande dépendance pour renforcer le personnel. Il y a en effet déjà 7 à 8 demandes. L’arrêté concernant les activités de jour et le logement sortira avant la fin de la législature, mais il faudra évaluer le coût et c’est là que le bât blesse. Le Cabinet assure qu’il n’a pas renoncé.

 

Le répit est indispensable lorsqu’on n’a pas de solution. Dans certains services, il faut au moins compter deux éducateurs par résident. L’arrivée d’une nouvelle personne peut d’ailleurs perturber le groupe. Le cabinet signale qu’il faut bien préparer la personne avant et lui faire comprendre qu’elle reviendra chez elle après. Les parents répondent que c’est très difficile.

 

PROBLEME 4 : LE MANQUE DE BONNES PRATIQUES

 

Les bonnes pratiques recommandées par les organismes belge (KCE) et internationaux de santé ne sont pas appliquées de manière systématique dès l’enfance, ce qui engendre un surhandicap chez les adultes. En Belgique francophone, seulement trois centres appliquent les bonnes pratiques pour l’autisme. Une honte ! Une maman présente témoigne de la régression totale de sa fille après être sortie d’un de ces centres, preuve que les méthodes fonctionnent.
Le GAMP organise des formations, mais que faire après ? Il faudrait une psychologue référente qui puisse accompagner les familles par la suite. Dans les centres, ce problème est lié aux équipes réduites : il faut au moins être deux pour, à titre d’exemple, enseigner le PECS (système de communication par échange d’images) à un adulte. Le cabinet entend bien la demande et contribue financièrement au coût de ses formations.

 

CONCLUSIONS

 

Le Cabinet Fremault s’engage à transmettre au GAMP un document concernant les mesures prises ainsi que l’estimation budgétaire pour combler les besoins à Bruxelles.
Dans les prochains 18 mois, la Ministre Fremault compte : ouvrir de nouvelles places, travailler sur les arrêtés concernant l’encadrement et des normes renforcées, faire avancer le dossier du logement pour personnes cérébro-lésées, tenter d’obtenir des budgets plus importants.
Le Cabinet de la Ministre a travaillé à améliorer le programme électoral du cdH concernant le handicap. D’autres partis ne mentionnent pas forcément le handicap ou promettent des mesures impossibles à réaliser.

 

En remerciant la Ministre et son cabinet, le GAMP annonce qu’il organisera bientôt d’autres actions.

 

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