Archive pour la catégorie 'Législation et Parlements'

Autisme, Législation et Parlements, Politique

La proposition de résolution pour l’autisme

  En Janvier 2018, le GAMP a organisé avec le Parlement Francophone Bruxellois un jeudi de l’hémicycle sur l’autisme .

 

   De nombreux intervenants avaient pris la parole pour mettre en exergue les difficultés du parcours de vie des personnes autistes de la petite enfance à l’âge adulte.(Retrouvez less vidéos sur des interventions sur notre chaine youtube).

 

   Depuis des années désormais, le GAMP pointait les situations de vie catastrophiques de tant de familles confrontées à l’autisme et laissées pour compte, faute de services adaptés en suffisance. Un scandale humanitaire avec à la clé un énorme gâchis du potentiel de ces enfants condamnés à cumuler des handicaps éducatifs et donc à une vie faite d’exclusions répétées.


   On peut affirmer que nous avons – enfin – été entendus ! Cette résolution, rédigée à l’initiative du député Jamal Izakban (PS) et cosignée par Julie de Groote (cdH) et Caroline Persoons (Défi), a été adoptée à l’unanimité par le Parlement Francophone Bruxellois en date du 26 avril 2019. C’est de fait un important jalon car elle incite le monde politique à prendre en compte les problématiques liées à l’autisme dans tous les secteurs de compétence de la COCOF et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

   Nous porterons une attention particulière à la question des « bonnes pratiques » d’intervention auprès des personnes autistes. Exit les pratiques obsolètes qui n’ont démontré jusqu’ici – et ce depuis 40 ans – aucun résultat probant positif en termes d’apprentissages et d’autonomie. Bienvenues enfin les pratiques éducatives et comportementales basées sur les preuves et validées par la communauté scientifique. Parmi celles-ci, l’ABA (Analyse du Comportement Appliquée), les PECS (Système de Communication par Echange d’Images) et les méthodes TEACCH et Denver.

 

   Il nous faudra maintenant veiller à ce que cette résolution soit concrètement suivie par les différents gouvernements. Nous nous attendons à ce que des services réellement adaptés aux besoin des jeunes et adultes autistes soient créés en nombre suffisant. Mais si on commençait déjà par faire évoluer les services existants subsidiés par les pouvoirs publics, ce serait une avancée notable. Les formations aux bonnes pratiques existent, nous en organisons certaines depuis 4 ans. La supervision et l’évaluation des pratiques au sein des services devrait aussi être mise en place rapidement.

 

   Nous attendons donc la mise en place des futurs gouvernements pour démarrer nos actions de lobbying. Mais une chose est certaine désormais : plus rien pour nous sans nous !

 

   Retrouvez la présentation au Parlement du député Jamal Ikazban ainsi que La résolution-PS complète.

Droits et Actions en justice, Informations associatives, Législation et Parlements, Médias, Politique

Trois associations déposent une requête en annulation contre l’Etat belge

Le GAMP (Groupe d’Action qui dénonce le Manque de Places pour les personnes handicapées de grande dépendance) vient de déposer, de concert avec la Ligue des Droits Humains et Médecins du Monde, une requête en annulation devant la Cour Constitutionnelle contre l’Etat belge.

 

Nous attirons l’attention sur le fait que la loi du 26 mars 2018 relative au renforcement de la croissance économique et de la cohésion sociale, et plus précisément son art. 23, est discriminatoire et anticonstitutionnel.Cet article introduit une nouvelle condition d’accès à l’allocation de remplacement de revenu pour personnes handicapées (ARR), subordonnant dorénavant l’accès à celle-ci à une condition de résidence de 10 ans en Belgique, dont 5 années de résidence ininterrompues.

 

C’est pour cette raison que, en solidarité avec deux autres ASBL (Médecins du Monde et la Ligue des Droits Humains), nous avons déposé, le premier octobre 2018, une requête en annulation devant la Cour Constitutionnelle de Belgique.

 

L’ARR, depuis la loi du 27 février 1987,est un régime d’assistance pour les personnes handicapées. Concrètement, depuis 1987, l’Etat fixait parmi les conditions d’octroi à cette allocation l’obligation pour le bénéficiaire d’avoir sa résidence principale en Belgique,sans condition supplémentaire sur ce point.

 

Le GAMP s’oppose clairement à l’art. 23 de la loi du 26 mars 2018. Premièrement, car celle-ci établit une différence de traitement parmi les personnes résidant légalement en Belgique : entre celles qui ont eu une résidence effective dans le Royaume pendant au moins 10 ans et celles qui ne peuvent justifier une telle durée de résidence. Ainsi, des citoyens de nationalité belge ou non pourraient être traités de manière différente pour le même handicap, ce qui va à l’encontre de l’égalité devant la Loi que garantissent les art. 10 et 11 de notre Constitution.

 

Le législateur, dans l’exposé des motifs de cette loi, justifiait la nouvelle condition d’octroi de l’ARR par le fait qu’elle permettrait « […] de renforcer le lien que le bénéficiaire doit avoir avec la Belgique et son système d’assistance sociale. »[1]

 

Cette nouvelle norme ne discrimine dès lors pas uniquement de notre système de sécurité sociale des réfugiés étrangers à l’Union Européenne, mais porte aussi atteinte aux droits de citoyens handicapés européens. L’ARR avait à l’origine pour but de protéger l’une des catégories les plus vulnérables de notre nation, non à prouver un quelconque attachement à celle-ci. Une condition de résidence d’une durée de 10 ans semble complètement disproportionnée au regard des objectifs visés par le législateur, et ne peut qu’être la source de graves discriminations que nous combattons ouvertement depuis notre création en 2005.

 

En parallèle à notre requête, la Ligue des Droits Humains a introduit devant la Cour Constitutionnelle un recours contre la loi du 27 janvier 2017. De la même manière que pour l’ARR, cette loi introduisait une nouvelle condition d’octroi du revenu minimum à la personne âgée (GRAPA), à savoir : une condition de résidence en Belgique de dix années, avec au moins cinq années ininterrompues. La Cour Constitutionnelle a décidé le 23 janvier dernier d’annuler la nouvelle loi GRAPA, arguant que cette loi était un recul significatif du niveau de protection offert aux citoyens. Le scénario est le même.

 

Retrouvez les articles parus dans la presse en réponse a notre communiqué : 
Le Soir
Le Vif


[1] Doc. Parl., Ch. Représ., DOC 54 2839/001, p. 184.

GAMP actions et sit-in, Handicap Grande Dépendance, Législation et Parlements, Médias, Politique

Conventions nominatives en Wallonie : un feuilleton sans fin …

 

Fin mai, l’AViQ (Agence pour une Vie de Qualité en Région wallonne) envoyait un courrier aux familles de personnes handicapées en attente d’une place d’accueil pour leur enfant, leur annonçant que, pour l’année 2018, aucun budget supplémentaire n’était dégagé par le Gouvernement wallon pour les conventions nominatives.

 

Une convention nominative est un budget individuel accordé à une personne en situation prioritaire ou d’urgence qui lui permet d’être accueillie dans un service ou institution donnée. Si la personne ou le service décide de mettre fin au contrat, le budget est perdu pour la personne et retiré au service.
Depuis début 2000, ce système de subventionnement est en vigueur pour pallier en partie au manque de places d’accueil pour les personnes gravement handicapées et/ou en situation d’urgence pour raisons familiales.

 

Actuellement, ce budget dépasse globalement les 30 M d’euros. Chaque année, il est augmenté pour faire face aux nombreuses demandes.
Ainsi, en 2015, le budget avait connu une augmentation de 2,4 M d’euros, en 2016 et 2017 de 3 M d’euros chaque année. Or, cette année 2018, l’augmentation n’a pas été octroyée. Bourde de l’AViQ ou décision politique d’austérité ?

 

Alertée par un groupe de parents dont des membres du GAMP, la Ministre wallonne en charge de la politique du handicap en Wallonie, Alda Greoli, s’est voulue rassurante et a déclaré qu’un budget était bel et bien disponible au sein de l’AViQ. Celle-ci aurait donc fait une erreur de communication.
Pour en avoir le coeur net, le 5 juin, une quinzaine de familles concernées se sont rendues spontanément au cabinet de la Ministre Greoli à Namur. On leur a donc annoncé que les conventions nominatives déjà négociées par l’AViQ seraient honorées, soit 61 conventions pour 1 M d’euros.

 

Néanmoins, nous sommes loin des chiffres des dernières années qui avaient vu attribuer 185 conventions en 2016 et 136 en 2017 ! Si les premières 61 familles concernées ont trouvé donc leur bonheur, des centaines d’autres restent malheureusement sur le carreau.

 

En même temps, les réseaux sociaux ont largement diffusé l’information (plus de 15.000 personnes atteintes par un des post Facebook sur la page du GAMP) et les media se sont tout aussi largement intéressés au sujet (le Journal Télévisé de RTL, la radio de la RTBF La Première, la DH et le Guide social sur Internet). Vous trouverez une revue de presse prochainement sur notre site (lien bientôt disponible).

 

Veuillez accéder à la vidéo de l’interview du GAMP.

 

 

La médiatisation a donné lieu à des interpellations parlementaires aussi bien en Région Wallonne qu’en Région bruxelloise. La réponse de la Ministre Greoli n’a d’ailleurs pas été jugée satisfaisante, voir la vidéo accessible sur Facebook de l’interpellation par le député Matthieu Daele.

 

La pratique des conventions prioritaires et nominatives est aussi développée en moindre mesure par la COCOF pour permettre à des bruxellois d’obtenir une place d’accueil en Wallonie. A ce jour, quelques dizaine de conventions sont octroyés. La Ministre Céline Fremault en charge de la politique du handicap à Bruxelles a tenu dès lors à rassurer les familles de la capitale sur la pérennisation de ces conventions et sur l’octroi de quelques budgets supplémentaires en 2017 et 2018.

 

Cette affaire n’a néanmoins pas été complètement élucidée. D’autres questionnements surgissent et demandent réponse dans les semaines qui viennent et en vue des futures élections régionales de 2019. Car les conventions nominatives ne peuvent à elles seules résorber le manque de places ni constituer la seule réponse aux situations complexes et d’urgence. Il importe en effet que les gouvernements donnent des réponses structurelles, comme ils s’y sont engagés lors de la condamnation de l’Etat belge et de ses entités fédérées par le Comité Européen des Droits Sociaux en 2013. Le GAMP restera donc très attentif à l’évolution de ce dossier, soyez-en certains !

GAMP actions et sit-in, Législation et Parlements, Politique

56ème Action du GAMP pour la rentrée du Parlement Francophone Bruxellois le 20 octobre 2017

Le 20 octobre 2017, le GAMP a, comme chaque année, organisé une action pour la rentrée du Parlement Francophone Bruxellois. Il s’agit de la 56ème action depuis le début du mouvement.

Sur le temps de midi, une délégation des membres du GAMP composé essentiellement de parents et promoteurs de projets, a été reçue par les représentants des groupes politiques parlementaires francophones. Voici le compte rendu de cette rencontre :

 

En introduisant la réunion, Mme de Groote, présidente du Parlement Francophone Bruxellois, rappelle ce qui est devenu au fil des ans une tradition qui, cette année, a dû être reportée. L’action annuelle du GAMP dans le cadre de la rentrée parlementaire de la COCOF, met en contact les parents d’enfants handicapés et les mandataires politiques. Ayant un engagement incontournable, Mme de Groote demande à Mme Caroline Persoons de bien vouloir animer la réunion.

 

Cinzia Agoni, porte-parole du GAMP, tout en reconnaissant que des efforts ont été faits en ce qui concerne l’accueil de la grande dépendance et l’ouverture de places prévues par la programmation, signale que trop de parents sont encore en recherche de solutions.

Monsieur Coppieters, conseiller de la Ministre Céline Fremault, présent lui aussi à la rencontre, rappelle la programmation pluri-annuelle et dont la réalisation demande beaucoup de temps. Pour le GAMP, la programmation n’est pas suffisante à répondre aux besoins et son rôle est de rester vigilant, car il s’agit de la souffrance des parents et des familles. Cinzia Agoni précise 3 priorités, sachant que les besoins soins énormes :

 

  • Un relevé réaliste du nombre de personnes de grande dépendance sans solution. Nous ne pouvons pas nous satisfaire du nombre avancé par le Cabinet dans le cadre de la liste de grande dépendance de la COCOF. Si en Flandre on répertorie 14.000 personnes en attente de budget, avec une simple règle de 3, on peut estimer que la région Bruxelloise devrait atteindre le nombre de 5.000 personnes sans solution. Le GAMP demande pourquoi on ne peut avoir une évaluation pertinente.
  • Les arrêtés d’applications du décret Inclusion qui concernent le logement et les centres d’accueil et activités de jour ne sont toujours pas publiés. Des bruits de couloir laissent entendre que ce ne serait plus pour cette législature.
  • La flexibilité des services et institutions n’est pas optimale. Par exemple, lorsqu’une personne hébergée est 2 à 3 mois par an en vacances dans sa famille, son absence devrait permettre d’accueillir des personnes en répit en journée.

 

Pour ce qui est de l’autisme, la prévalence est estimée à 1/100 et les quelques services existants, tels le SUSA, sont débordés : où en est la mise en application du Plan autisme transversal ? Le GAMP a prévu d’autres actions et sit-in, car dans le Plan autisme fait défaut la stimulation précoce et l’on constate que l’approche psychanalyste est toujours de mise. Or, on sait que les enfants traités dans cette optique se retrouvent, à leur majorité, dans les centres d’adultes car surhandicapés par manque d’éducation adaptée.

Autre carence que signale Flora Arrabito, exemple à l’appui, est l’absence d’un accueil de qualité dans les hôpitaux pour les situations de crise. Les médecins font état d’incompétence en matière d’autisme et handicap en général, ce qui se traduit par des médicalisations à outrance, une souffrance accrue des enfants et de leurs familles et un coût énorme lorsqu’il faut se tourner vers le privé. Cette situation est corroborée par Mr. Godin, directeur d’un centre pour enfants polyhandicapés, qui entend quotidiennement les parents s’en plaindre. Il y a une obligation pour les pouvoir publics de les entendre et y remédier.

 

Réponses de M. Coppieters

 

A propos du nombre de personnes sur la liste grande dépendance, le conseiller de la ministre signale qu’une question écrite a été déposée par Mme Claire Geraets et que la réponse est en préparation. Si le chiffre de 5.000 personnes apparaît dans l’étude de la COCOF sur la grande dépendance, les demandes ne sont pas toutes pareilles, certaines personnes ne demandent pas une place en hébergement, d’autres sont davantage en autonomie, 3 % sont à mobilité réduite. Actuellement il y a 1.600 places disponibles à Bruxelles (accueil de jour et hébergement) et ce chiffre devrait être augmenté de 500. Mais la COCOF travaille avec des budgets limités. Le service Interface Grande Dépendance (GD) a dressé la liste des cas prioritaires et chaque année elle compte plus ou moins 320 personnes dont 80 enfants. On connaît le public et on sait que pour certaines personnes telles les cérébro-lésées, qu’il est très difficile de vivre chez soi. A ce sujet, Mr. Coppieters signale le projet de La Braise, retenu par le programme d’investissements. Le terrain est acquis, ils sont en phase d’adjudication et pourront ouvrir une quinzaine de places. En comparant les listes, on a constaté que ces personnes n’étaient pas dans la liste GD de la COCOF. Mr. Coppieters ajoute qu’on ne peut répondre à toutes les demandes et que la problématique n’est pas propre à cette législature.

 

Cinzia Agoni renchérit en signalant qu’effectivement, il y a de nombreuses personnes non reprises dans la liste. Il y a donc un problème de transparence. Un parent ajoute que dans certains cas, pour faire reconnaître et accepter la GD, on doit filmer le quotidien. Ce problème de non reconnaissance se rencontre également au Fédéral pour l’octroi de l’allocation de remplacement de revenus. Mr. Coppieters signale que le service PHARE reprend l’attribution des points du Fédéral et ensuite regarde qu’elle est ou sont les demandes. Dans le décret, l’attribution du statut de GD dépend de l’enquête sociale.

 

Cinzia Agoni estime que si la liste centralisée demandera beaucoup d’investissement, c’est une nécessité absolue si l’on veut identifier les besoins et structurer l’aide aux personnes handicapées. Elle signale qu’en Flandre, l’identification des besoins particuliers à chaque personne inscrite à l’Agence flamande (VAPH) se fait actuellement via un organisme indépendant. Le système de subventionnement a d’ailleurs changé. Il n’y a plus de subside direct aux services mais l’octroi d’un budget personnalisé annuel que la personne handicapée et sa famille gèrent avec l’aide d’un service d’accompagnement aussi indépendant.

 

Mr. Ullens, représentant un centre d’accueil pour personnes autistes, insiste pour que les arrêtés en préparation prennent en compte les différences énormes dans le chef des personnes, et notamment au niveau des troubles du comportement. Il donne comme argument les nombreux accidents de travail, preuve que l’encadrement est insuffisant. Il faut renforcer les normes pour la grande dépendance.

 

Concernant les arrêtés, Mr. Coppieters cite ceux en cours d’approbation (celui des projets particuliers et innovants et celui des services d’accompagnement). Quant à l’arrêté relatif aux activités de jour et au logement, ce sera plus long, et il doit reconnaître que cela dépend du budget 2018. Mr. Godin aborde les négociations du non marchand qui seront au cœur des arrêtés avec la notion de pénibilité, il faut davantage d’argent car on ne peut mettre en péril le personnel. Les membres du GAMP constatent que pour les accords du non marchand, on trouve bien les budgets car la pression syndicale est très forte. Mr. Coppieters entend la légitimité de la demande de normes renforcées et confirme que cela doit être revu en interne au sein de la COCOF. Il y a la volonté de publier l’arrêté dans le courant de 2018 ou 2019.

 

Jean Pestieau, grand-parent, se pose la question : « Où va l’argent de la capitale la plus riche de l’Europe ? aux êtres humains ? ». Il estime que cette question doit être au cœur des gouvernements. Il s’agit de nos enfants, une société civilisée doit penser aux plus faibles !

 

Flavio Tolfo rappelle que cela fait 12 ans qu’on est confronté aux représentants politiques. Il ne fait pas leur procès mais quid de l’écart entre le demande constante et persistante des parents et la position du politique ? Nous attendons des réponses claires par rapport aux priorités, l’empathie ne suffit plus. « Priorisez les mesures ! »

 

La directrice des Pilotis fait remarquer que le temps législatif est très lent. On ne peut pas quitter cette législature sans avoir publié l’arrêté le plus important ! Le texte existe, il ne doit pas dépendre d’un budget. Si l’arrêté ne reprend pas la notion de normes renforcées pour la grande dépendance, on devra attendre encore de nombreuses années pour les avoir. Il faut du courage politique. Mr. Coppieters rappelle qu’ils vont en discuter en groupe de travail et revenir vers le Parlement, ils cherchent des solutions.

 

Un papa, demande que l’on se mette à la place des parents. Son fils de 21 ans est aussi incontinent, les parents qui n’ont pas de solutions sont découragés, n’ont plus d’amis … quand sa femme est hospitalisée, il fait quoi ? Les riches devraient soutenir les plus faibles.

 

Une maman témoigne : beaucoup de ses amies vivent comme elle, seules avec un enfant handicapé à charge. Lorsque son fils a eu 21 ans et a quitté l’école, elle a dû arrêter de travailler et lorsqu’elle viendra à mourir, que va-t-il se passer ? Elle a décidé d’inscrire son enfant en Flandre. Ce qui fait dire à un des participants : « Doit-on « s’expatrier » en Flandre pour avoir un soutien de qualité ? ». Cela devrait inspirer nos parlementaires.

 

Mme Persoons clôture le débat. Elle remercie les parents pour leurs témoignages et rappelle que la question posée par Mme Claire Geraets devrait avoir une réponse la semaine prochaine.

 

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Encore des carences en matière d’accompagnement du handicap de grande dépendance. Action du GAMP au Parlement bruxellois.

Ce vendredi 20 octobre dès 9 heures, comme chaque année, le GAMP sera présent à la discussion parlementaire sur la note de politique générale du Gouvernement de la COCOF.

Comme chaque année, nous rencontrerons les députés du Parlement Francophones Bruxellois sur le temps de midi, pour leur faire part de nos revendications et leur signaler les priorités des familles.

 

L’année passée, plusieurs parents d’enfants autistes s’étaient douloureusement exprimés au sujet des graves carences en matière de :

  • stimulation précoce et intensive des jeunes enfants dès le diagnostic,
  • formation des enseignants et inclusion scolaire,
  • utilisation des bonnes pratiques éducatives et comportementales en ligne avec les recommandations belges et internationales, versus les pratiques obsolètes à tendance psychanalytique.

 

Cette année, nous souhaitons revenir sur ces points, mais nous rappellerons aussi que plus largement, le manque de services pour la grande dépendance reste un problème criant, et ce malgré les quelques avances récentes en termes d’ouverture de places pour enfants et adultes. Nous insistons plus particulièrement sur :

  • l’absence d’un relevé précis du nombre de personnes handicapées de grande dépendance sans solution, ainsi que de leurs besoins spécifiques ;
  • la lenteur dans la rédaction des arrêtés du décret inclusion pour ce qui concerne les services d’activités de jour et de logement,
  • l’absolue nécessité de prévoir des normes d’encadrement renforcées pour les handicaps de grande dépendance (polyhandicap, autisme, cérébro-lésion…),
  • l’importance de la flexibilité des services en matière d’accueil pour mieux s’adapter aux besoins des personnes et de leurs familles.

 

Rendez-vous donc ce vendredi 20 octobre à 9 heures devant le Parlement Bruxellois Rue du Lombard 69 pour ceux qui souhaitent assister aux débats …

 

et à 12 heures dans la tribune au 4ème étage du même Parlement pour participer à la réunion avec les parlementaires, organisée après le débat parlementaire.

 

Il faut des solutions pour nos enfants !

 

 

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Compte rendu de la séance du 25 janvier 2017 de la Commission conjointe parlementaire francophone au sujet du Plan Autisme

Nous vous en parlions dans un numéro de notre newsletter « Agissons ! » : le 21 septembre 2016, la Présidente du Parlement Francophone Bruxellois Julie de Groote s’était engagée à oeuvrer pour la création d’une Commission conjointe aux trois parlements francophones (Parlement Bruxellois Francophone, Parlement Wallon et Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles) sur le Plan Autisme transversal mis en place par les 4 Ministres cdH Maxime Prévot, Céline Fremault, Marie Martine Schijns et Alda Greoli.

Ce mercredi 25 janvier a eu lieu la première séance de cette commission. Les 4 Ministres signataires ont présenté ensemble la partie commune du Plan (voir pages 13 à 21 de ce document).

Voici un compte rendu résumé de cette première séance.

En conclusion de cette séance, la Présidente du Parlement Francophone Bruxellois Julie de Groote a rappelé les origines de cette Commission conjointe et a ainsi salué les interpellations constantes du GAMP à chaque rentrée parlementaire.

 

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Le GAMP était présent à la rentrée du Parlement Francophone Bruxellois !

Nous étions présents le 21 septembre 2016 à la rentrée du Parlement Francophone Bruxellois. Nous avons été reçu par la présidente du Parlement et des députés représentant plusieurs partis.

Nous avons ainsi fait part de nos inquiétudes concernant le nouveau Plan Autisme. Il manque une planification à long terme, des mesures concrètes, un échéancier et des critères d’évaluation précis. Par ailleurs, ce plan contient beaucoup trop de références à la psychanalyse et très peu de mentions des bonnes pratiques validées internationalement.

Nous vous proposons de lire le compte-rendu de cette réunion, qui reprend l’ensemble des propos tenus.

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Le GAMP était présent à la rentrée du Parlement Francophone Bruxellois

Ce mercredi 23 septembre, le GAMP était présent à la rentrée du Parlement Francophone Bruxellois pour rappeler aux députés francophones la nécessité de trouver des solutions d’accueil pour les personnes handicapées de grande dépendance.
  

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Nous avions envoyé notre communiqué aux députés le jour précédant la séance et nous l’avons distribué le jour-même. Les députés étaient donc tous avertis de notre présence.

La députée Claire Geraets du PTB a ainsi interpellé à ce sujet la Ministre Céline Fremault lors de la séance parlementaire.

  

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Nous avons ensuite été reçus en réunion par la présidente du Parlement francophone bruxellois, Julie de Grote. Etaient également présents deux députés de chaque parti francophone ainsi que les membres du Cabinet de la Ministre.

  

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Lors de cette réunion, nous avons pu insister sur plusieurs sujets :  
– Les accords de coopération sont bloqués entre la région de Bruxelles et l’AWIPH avec conventions prioritaires suspendues et perte de convention prioritaire s’il y a une sortie du centre
– Les places sont insuffisantes dans l’enseignement spécialisé
– Le handicap n’a pas de place suffisante dans les formations des médecins, éducateurs, enseignants
– Au niveau des bonnes pratiques, il y a une approche analytique dépassée avec les recommandations du KCE qui ne sont pas prise en compte. Il y a également une absence de contrôle et une insuffisance de places adaptées dans les crèches, écoles et centres
– Les familles doivent compenser les manques
– Les critères de grande dépendance sont différents selon les régions et les intervenants
– Il n’y a pas de plan autisme national
– Il y a saturation dans les services d’accompagnement avec manque de financement, de personnels et de moyens techniques
– La logopédie n’est pas remboursé
 
 
La réunion s’est terminée sur une promesse de la part des politiques de travailler ensemble cette année afin de trouver des solutions concrètes aux problèmes cités. Nous allons donc aborder certaines thématiques en profondeur.
 
 
Nous publierons régulièrement sur ce blog les dernières avancées sur les rencontres et sit-ins que nous organisons. Vous pouvez en savoir plus sur les dates importantes du GAMP en consultant notre page Facebook.

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Compte rendu du 51ème sit-in du GAMP du 18 octobre 2013 devant le Parlement Francophone Bruxellois et séance plénière du Parlement du 8 novembre 2013

Voici le compte rendu de notre 51ème sit-in qui a eu lieu le 15 octobre 2013.
 
On y fait aussi allusion dans le cadre du compte rendu de la séance plénière du Parlement Francophone Bruxellois (de page 18 à page 24) qui a eu lieu le 8 novembre et où la Ministre Huytebroeck a été interpellée par plusieurs députés au sujet de la réclamation collective et de la condamnation de l’Etat belge par le Comité Européen des Droits Sociaux.

 

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Projet de code du logement bruxellois : l’avis du GAMP

En vue de notre action de ce vendredi 28 juin, voici notre avis sur le projet de code du logement bruxellois.

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