Archive pour la catégorie 'Informations associatives'

Informations associatives

Mission « autisme » au Canada

En novembre 2018, la Ministre Céline Fremault, en charge de la politique du handicap à Bruxelles, a organisé un court voyage au Québec (Canada) avec une délégation d’experts du secteur de l’autisme, une délégation ministérielle ainsi qu’une journaliste de La Libre. Parmi eux, était présent un représentant des associations de parents, Mme Cinzia Agoni, porte-parole du GAMP et présidente de l’asbl Inforautisme.

 

L’objectif de ce voyage était de s’informer sur la prise en charge au Québec des personnes autistes et d’échanger les pratiques entre experts des deux pays.

 

Pendant trois jours, la délégation belge, guidée et accompagnée par le Délégué de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Consul Général au Québec, a effectué plusieurs visites. Le bilan est fructueux et très intéressant. Nous avons rencontré les représentants du Ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur, du Ministère de la Santé et des Services Sociaux ainsi que de l’Office des Personnes Handicapées du Québec (OPHQ). Nous avons passé une demi-journée avec les chercheurs universitaires de l’UQAM (Université du Québec à Montréal) et avons rencontré les représentants de l’Institut universitaire de Santé mentale Douglas. Nous avons pu visiter différentes classes dans une école ordinaire et une spécialisée, ainsi qu’une maison de répit pour adultes. Enfin, nous avons aussi rencontré l’équipe éducative du Musée de Beaux-Arts de Montréal, spécialisée dans l’accueil du handicap et l’art-thérapie alliant éducation et mieux-être.

 

Voici un bref résumé de ce que nous avons pu apprendre lors des différentes visites. Un article plus détaillé sera publié ultérieurement.
La politique du handicap est menée dans le cadre du Ministère de la Santé et coordonnée par l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ).

 

En ligne générale, nous avons pu constater que la société canadienne est animée par un esprit nettement plus inclusif de toutes les différences, et donc du handicap. Le plan d’action actuel sur le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) 2017-2022, tout comme le plan stratégique de l’OPHQ 2014-2019 démontrent cette volonté. De nombreux services généralistes sont donc tenus d’inclure l’aide aux personnes handicapées. Mais même dans le contexte de services plus spécialisés, la philosophie inclusive reste le fil conducteur de toute pratique.

 

Diagnostic et petite enfance

 

A l’heure actuelle, il n’y a pas encore de dépistage systématique d’un TSA, mais il existe des opérateurs de première ligne pour le dépistage avant 4 ans ainsi que dans le cadre préscolaire, de 4 à 6 ans. Ces opérateurs se retrouvent dans différents services généralistes et spécialisés et à l’école maternelle. L’outil le plus répandu est le M-CHAT. Les opérateurs sont obligés d’alerter les parents en cas de soupçon d’un TSA. Un projet de dépistage précoce basé sur des formulaires remplis par les parents est en cours de développement dans le cadre de la Plateforme A.I.D.E.

 

Une fois posé le diagnostic, le gouvernement subsidie, depuis plusieurs années, l’Intervention Comportementale Intensive (ICI) dans le cadre du service public. Ces interventions sont basées sur l’ABA (Analyse du Comportement Appliquée) et prévoient 20 heures hebdomadaires de stimulation individuelle (1 pour 1). Les intervenants suivent un cursus de formation en ABA de 3 ans et sont supervisés par des spécialistes BCBA (années supplémentaires d’approfondissement et certification internationale). Elles s’adressent aux enfants de 2 à 5 ans. Les interventions se poursuivent en milieu scolaire afin de permettre à l’enfant une adaptation idéale. Pour en bénéficier pleinement, il faut donc que le diagnostic soit posé précocement et qu’il y ait de la place dans les services ICI. Les services publics accusent, comme chez nous, de longues listes d’attente, aussi bien pour le diagnostic que pour les interventions précoces. A l’heure actuelle, seul 1 enfant sur 5 peut bénéficier de l’ICI dans le cadre du service public. Ces mêmes interventions se développent donc aussi dans le secteur privé pour les familles qui peuvent se le permettre du point de vue financier ou qui souscrivent des assurances complémentaires.

 

Les familles en attente ne sont pas laissées pour compte. Elles reçoivent une formation en ligne (8 modules), une aide et une guidance à domicile et des allocations pour le répit et le dépannage.

 

Education et enseignement

 

Au Québec, le droit à l’école et notamment à l’école inclusive est acté dans la loi. Néanmoins, l’inclusion n’est pas totale et un système d’enseignement spécialisé subsiste.  74% des élèves handicapés sont inclus dans des classes ordinaires avec ou sans aides spécifiques. Pour ce qui est des enfants autistes, le pourcentage d’inclusion est de 45%. Pour être inclus dans le système ordinaire, il faut pouvoir suivre le programme officiel.

Nous avons visité deux types d’école : une école ordinaire et une école spécialisée. Trois options de scolarisation sont possibles pour les enfants TSA :

 

Au sein de l’enseignement ordinaire en classe ordinaire : pour les enfants autistes qui peuvent suivre le programme ordinaire, avec ou sans aménagements, venant ou pas d’un système spécialisé. Les enfants ont pour la plupart bénéficié d’ICI.
Au sein de l’enseignement ordinaire en classe dite « fermée » : pour les élèves qui nécessitent un accompagnement spécialisé et dans le but d’intégrer ensuite une classe ordinaire. C’est l’équivalent de nos classes « inclusives ».
Dans l’enseignement spécialisé. Les élèves poursuivront pour la plupart leur formation en enseignement spécialisé mais ces écoles organisent de nombreuses activités inclusives dans la communauté.
Quel que soit l’option, le personnel spécialisé est formé aux approches éducatives (TEACCH notamment) et comportementales (ABA) ainsi qu’aux méthodes de communication alternative (PECS).

 

Nous avons été impressionnés par les moyens mis à leur disposition et notamment dans l’enseignement spécialisé, où les élèves présentent un autisme sévère et des difficultés d’apprentissage et de comportement. Le taux d’encadrement y est très important. Les classes accueillent 6 à 7 élèves maximum. 2 adultes, un enseignant et un éducateur spécialisé, y sont affectés en permanence. Chaque élève a son programme individualisé établi en collaboration avec les familles. Un aide-mémoire reprenant les lignes directrices du programme, les points à travailler, les forces et les difficultés de l’élève, ses moyens de communication, etc. est affiché au-dessus de son espace de travail. Car en plus que les deux membres du personnel de la classe, une équipe volante d’éducateurs et pédagogues est disponible, à tour de rôle, pour intervenir dans les différentes classes.

 

Concernant l’accueil des adultes, l’effort inclusif consenti tout au long de l’enfance et de l’adolescence ne permet pas toujours d’aboutir à une autonomie suffisante.
Les adultes autistes avec un bon niveau de fonctionnement sont inclus avec succès et aides adaptées dans le cadre des études supérieures et universitaires. Ils mènent ensuite une carrière en milieu ordinaire. Les adultes avec une déficit léger s’intègrent plutôt dans les entreprises de travail adaptées.

 

Par contre, l’accompagnement des adultes autistes avec handicaps plus sévères semble être plutôt carencé. Ainsi, comme chez nous, ce sont souvent les parents qui développent des projets et initiatives avec l’aide financière de fondations privées et ensuite des instances publiques.

 

Les maisons de répit sont assez répandues, nous en avons visité une qui fonctionne dans le cadre d’un partenariat public-privé : les frais d’’infrastructure et rénovation ont été pris en charge par une fondation et le gouvernement subsidie le fonctionnement (3 jours semaine) par différents moyens : un subside de base venant de la province et un programme fédéral qui permet d’employer des étudiants en été. Néanmoins, cela n’est pas suffisant pour accueillir jour et nuit des personnes tout au long de la semaine.  Les we et les lundis sont ainsi privilégiés pour soulager les familles. Les services d’accueil et d’hébergement tels que nous les connaissons en Belgique représentent une solution moins répandue. L’Institut de santé mental Douglas nous a fait part d’une option beaucoup plus développée au Québec qu’en Belgique : l’accueil familial.

Informations associatives

Action « Les masques en carton » au Parlement Bruxellois francophone du 26 octobre 2018

 


Comme de coutume, la Présidente du Parlement Francophone Bruxellois, Mme Julie de Groote, a invité le GAMP à l’occasion de la déclaration de politique générale de la COCOF pour la future année parlementaire.

 

Sarah Moon Howe​, maman d’un enfant avec un handicap et membre du GAMP​, a mené une action choc.
Le GAMP a réalisé une capsule vidéo pour l’occasion :

 

« LES MASQUES EN CARTON » :

 

 

Retrouvez également le sujet traité par BX1:

 

Autisme, Droits et Actions en justice, Informations associatives

Le jeudi de l’Hémicycle

Dans le cadre des Jeudis de l’hémicycle, le Parlement Francophone Bruxellois et le GAMP (Groupe d’Action qui dénonce le Manque de Places pour personnes handicapées de grande dépendance) en collaboration avec l’asbl Inforautisme, ont le plaisir de vous convier à une matinée consacrée à :  

La trajectoire de vie des personnes avec TSA (Troubles du Spectre de l’Autisme)
en Belgique francophone – 17 janvier 2019 de 9h à 13h

 

Programme :

 

    9h00 – Accueil des participants.
    9h15 – Mots d’introduction par Julie de GROOTE, Présidente du Parlement Francophone Bruxellois et par un membre du GAMP.
    9h35 –  Dépistage, diagnostic et accompagnement de la petite enfance.
    (Vidéo de témoignages – Christelle NINFORGE, directrice du SUSA Bruxelles.)
    10h00 –   Une école de qualité pour les élèves avec TSA.
    (Vidéo de témoignages – Ghislain MAGEROTTE, Professeur émérite UMONS.)
    10h25 –  De la grande dépendance à l’inclusion : les défis de l’âge adulte.
    (Promoteurs de projets bruxellois : La Coupole Bruxelloise de l’Autisme et Les Pilotis.)
    10h50 –  Conclusion et perspectives
    (Cinzia AGONI, porte-parole du GAMP et présidente d’Inforautisme asbl.)
    11h15 –  Echanges avec la salle.
    12h00 –  Clôture de la séance suivie d’un drink et sandwiches.

>>> Inscription obligatoire avant le 15/01/2019 : event.gamp@gmail.com

 

Entrée : rue du Lombard, 69 – 1000 Bruxelles
Bus 48 ou 95 – Métro Gare centrale, Bourse ou Anneessens

 

 

 

www.parlementfrancophone.brussels


												
					

Droits et Actions en justice, Informations associatives

Hommage à Alexis Deswaef qui quitte la présidence de la Ligue des Droits Humains après 6 ans de mandat


Alexis Deswaef conclut la matinée de présentation des Plans Grande Dépendance à la Maison des Parlementaires le 3 février 2014.

 

Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits Humains, a quitté son poste après 6 ans de mandat bénévole. Il aura marqué cette période par un travail acharné sur le terrain, à côté de ses concitoyens. Il aura été souvent interpellé par les média, il aura très souvent interpellé les politiques, il aura été de tous les combats qui engagent les droits humains.

 

Aujourd’hui, nous lui rendons aussi hommage parce qu’il a œuvré, de manière peut-être moins médiatisée mais tout aussi percutante, pour les droits des personnes handicapées de grande dépendance.

 

Cinzia Agoni, porte-parole du GAMP, se souvient des premiers contacts avec Alexis, bien avant qu’il n’accède à la présidence de la LDH : « C’était début 2006, le GAMP n’avait que quelques mois d’existence. Nous avions organisé une série de manif auprès du monde politique, les Ministres bruxellois et fédéraux …  Et voilà qu’un gars que je ne connais pas du tout m’envoie copie d’un mail enflammé destiné à des politiques…  Il s’indigne, il dénonce les carences de l’Etat belge en matière d’aide aux enfants polyhandicapés et à leurs familles abandonnées par le système. Il nous soutient. Il écrira d’ailleurs un article sur les droits mentionnant notre cause ».

 

Alexis Deswaef participe à quelques sit-in du GAMP. Il y vient avec sa première fille Ludmilla, un prénom rare qui signifie en vieux slave « aimée de son peuple ».

« Et Ludmilla était aimée… » se rappelle Cinzia « Nous partagions avec Alexis la même expérience d’élever un enfant « différent ». Nous partagions l’angoisse d’un futur fragile, les difficultés accrues de la vie quotidienne. Et nous partagions la rage face au désespoir de certaines familles »

 

D’aucuns se souviennent encore d’Alexis forçant le barrage de la police lors du sit-in visant le Premier Ministre de l’époque Guy Verhofstadt. Seules 5 personnes sont admises au cabinet du Premier, mais il commence à pleuvoir, les parents amassés en zone neutre avec leurs enfants handicapés doivent s’abriter ou déguerpir.  Or, ils ne veulent pas s’en aller, ils attendent le résultat de la rencontre !

« Suivez-moi ! » dit Alexis en repérant une brèche et hop en avant, avec Ludmilla dans la poussette, suivi par d’autres parents et d’autres voiturettes. La police n’oppose aucune résistance… une foule très atypique marche le long du parc vers le 16 rue de la Loi, où tout le monde peut finalement s’abriter.

 

Quelques années plus tard, en 2010, le GAMP frappe à la porte du Cabinet d’avocats Quartier des Libertés dont Alexis fait partie. « On en avait assez d’attendre que des hypothétiques promesses se concrétisent, il fallait donner un coup de pied dans la fourmilière. Il fallait que l’on prenne à bras le corps la problématique du manque de places et de services pour les personnes lourdement handicapées adultes. Il fallait une action en justice contre l’Etat belge pour violation de la Charte sociale européenne » raconte Cinzia.

 

« Il nous a aidés, soutenus, conseillé une avocate compétente : Véronique van der Plancke. Elle avait déjà gagné une cause similaire auprès du Comité Européen des Droits Sociaux pour les gens du voyage. Mais en matière de handicap, cette réclamation collective était une grande première en Belgique, du jamais vu auparavant, un peu comme nos sit-in… » se souvient Cinzia en souriant « Nous avons réuni une vingtaine d’associations autour de nous. La réclamation a été déposée par la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme en décembre 2011, juste au moment du premier mandat d’Alexis à la présidence de la Ligue belge francophone. »

 

Un an et demi après, en juillet 2013, la Belgique est condamnée pour carence de solutions d’accueil pour les personnes adultes handicapées de grande dépendance. C’est un électrochoc pour les instances communautaires et régionales. Flandre, Wallonie et Bruxelles sont épinglées par le Comité Européen des Droits Sociaux et doivent présenter au Conseil des Ministres européen des plans d’action pour remédier aux carences. En février 2014, les trois Ministres compétents acceptent de présenter ces plans aux associations réclamantes qui sont à l’origine de leur condamnation. Autant dire que la situation est quelque peu tendue.

 

« Je me souviendrai toujours de cette matinée » dit Cinzia « Les 3 ministres en charge du handicap avaient présenté les Plans Grande Dépendance et s’étaient engagés à les déployer. Plusieurs questions venant des parents et des associations avaient fusé dans la salle, des témoignages aussi. En conclusion de la matinée, Alexis a pris la parole. Son discours a déchiré l’ambiance feutrée de la salle, ses mots ont fustigé l’autosatisfaction de nos ministres … Nous, parents, avons ovationné Alexis qui disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. A savoir qu’il nous faudrait garder la pression encore longtemps car les mesures préconisées n’étaient pas suffisantes. Les politiques étaient furieux, ils n’en sont pas sortis indemnes »

 

Depuis, nous continuons à avoir des contacts avec la Ligue des Droits Humains, notre collaboration s’est renforcée. Lorsque l’on se bat pour des droits humains, quels qu’ils soient, on se bat pour tous les droits. Il n’y pas des droits plus justes que d’autres » conclut Cinzia « Je suis confiante en l’avenir. Même si Alexis quitte la présidence de la Ligue, je sais qu’il continuera à œuvrer pour les droits de nos enfants. Et nous avons encore bien de combats à mener en collaboration avec la Ligue des Droits Humains, tout un programme ! »

 

Bon vent Alexis, merci pour cet engagement sans faille et à très bientôt !
 

Autisme, GAMP événements et formations, Informations associatives

Salon international de l’autisme RIAU à Paris les 6 et 7 avril : nous y avons participé !

 

Affiche "Salon International de l'Autisme 2018"

Affiche « Salon International de l’Autisme 2018 »

 

Pour la première fois cette année, nous avons participé au Salon international de l’autisme RIAU à Paris avec l’asbl Inforautisme et Pyramid PECS France, organisme de formation que nous accueillons régulièrement en Belgique dans le cadre de nos formations ABA et PECS. Il s’agissait de la 3ème édition.

 

 

Cinzia Agoni (Présidente Inforautisme, Porte-Parole GAMP) au Salon International de l’Autisme 2018 - Photo de Sandrine Guy

Cinzia Agoni (Présidente Inforautisme, Porte-Parole GAMP) au Salon International de l’Autisme 2018 – Photo de Sandrine Guy

 

Ce fut pour nous une importante occasion de représenter la Belgique et d’échanger avec nos amis français au sujet des bonnes pratiques en matière d’accompagnement de l’autisme. Le salon était riche en événements, séminaires, ateliers, ainsi qu’un village associatif très fourni dans lequel nous avons présenté nos activités et articles informatifs.

 

 

Salon International de l’Autisme 2018 – © Laurent Pistiaux photographe

Salon International de l’Autisme 2018 – © Laurent Pistiaux photographe

 

France et Belgique ont en effet une histoire commune dans la prise en compte de ce qui fut considéré, jusqu’à encore il y a peu de temps, une maladie mentale d’origine psychologique. Cette mauvaise interprétation de l’autisme a donné lieu à des interventions tout à fait inappropriées. La France a cumulé un retard important en la matière et les approches relèvent encore en grande partie de la psychiatrie et de la psychanalyse. Le combat des associations est donc loin d’être terminé mais la France progresse rapidement. La Belgique, quant à elle, a choisi plus tôt les approches éducatives mais la partie francophone du pays a néanmoins encore de sérieux progrès à faire car de nombreuses structures thérapeutiques à tendance analytique y persistent. En outre, si nous avons été pionniers pour l’ouverture de classes spécialisées en important des USA le modèle TEACCH, nous avons raté la pratique de l’inclusion des élèves autistes en milieu ordinaire. La France, quant à elle, évolue mieux dans ce sens, bien que les associations de parents signalent les nombreuses failles du système.

 

Le Premier Ministre français – Edouard Philippe – et la Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre chargée des personnes handicapées – Sophie Cluzel – ont effectué une longue visite du salon le 6 avril et ont parcouru les stands. Cette visite avait lieu le jour-même de l’annonce du gouvernement français de la Stratégie nationale pour l’autisme 2018-2022, quatrième version du Plan Autisme français.

 

 

Premier Ministre français Edouard Philippe au Salon International de l’Autisme 2018 - © Laurent Pistiaux photographe

Premier Ministre français Edouard Philippe au Salon International de l’Autisme 2018 – © Laurent Pistiaux photographe

 

Ce fut pour les organisateurs une marque incontestable de reconnaissance de leur travail acharné, en dépit du boycottage de certaines associations. RIAU est inscrit d’ores et déjà dans la durée et nous espérons pouvoir y participer l’année prochaine aussi. Les deux jours du salon ayant été organisées au sein du Parc Disney, les familles d’enfants autistes ont eu l’agréable surprise de se voire offerts des tickets d’entrée au Parc le dimanche suivant le salon.

 

Rappelons qu’en Belgique, en 2016, un Plan autisme a été mis en place par la Communauté flamande ainsi qu’un Plan Autisme transversal dans la partie francophone du pays, mais les avancées sont bien trop faibles pour l’instant et ne satisfont pas les associations de parents. C’est en comparant nos expériences entre Etats voisins que l’on s’enrichit et on échange des idées pour faire avancer notre cause commune.

 

Autisme, Informations associatives, Médias

2 avril 2018 : Journée mondiale de l’autisme

« En cette Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, réaffirmons notre engagement à promouvoir la pleine participation de toutes les personnes atteintes d’autisme et à faire en sorte qu’elles disposent d’un appui qui leur permette d’exercer leurs libertés et leurs droits fondamentaux. » — Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

 

Ce fut la déclaration de cette année pour la 10ème édition de la journée mondiale de l’autisme, plus particulièrement dédiée à l’autonomisation des femmes et des filles autistes.

 

 

Opération Chaussettes Bleues au Bois de la Cambre (2018)

Opération Chaussettes Bleues au Bois de la Cambre (2018)

 

Cette année, la Belgique francophone s’est distinguée par de nombreuses activités de sensibilisation. Celles-ci ont démarré le 31 mars par l’Opération Chaussettes Bleues et se sont poursuivies tout au long du mois d’avril avec notamment une journée inclusive au Château Courrière à Namur le 22 avril.
Les personnes avec autisme se manifestent de plus en plus dans les media et la société civile. Elles ont d’ailleurs pris la parole dans ces manifestations, elles ont pris leur place ! La Belgique a accueilli plusieurs « ambassadeurs » de l’autisme et notamment Josef Schovanec, philosophe et écrivain, qui intervient d’ailleurs régulièrement à la radio de la RTBF pour une rubrique hebdomadaire, et Hugo Horiot, écrivain et acteur.

 

 

Josef Schovanec à l'Opération Chaussettes Bleues (2018)

Cinzia Agoni (Présidente de Inforautisme et porte-parole du GAMP, Josef Schovanec et Stéphanie Alvarez (PECS France) à l’Opération Chaussettes Bleues (2018)

 

Les temps forts de la célébration de cette journée ont été l’Opération Chaussettes bleues pour l’autisme organisée par l’asbl Autisme en Action le samedi 31 mars au Bois de la Cambre à Bruxelles et l’illumination de l’Hötel de Ville de Bruxelles en bleu. Soutenue par le GAMP et la Plateforme Autisolidarité, l’Opération Chaussettes Bleues fut un véritable succès. Le public a participé à une fête ludique et inclusive des toutes les différences. Ateliers proposant des activités diverses, musique live avec la participation exceptionnelle de Lou B. (page Facebook) et danses, conférences et stands, la journée fut très diversifiée et enrichissante.

 

Conférences Opération Chaussettes Bleues - © Autisme en Action (2018)

Conférences Opération Chaussettes Bleues – © Autisme en Action (2018)

 

Les conférences ont été des temps forts toute au long de la journée. Deux membres du GAMP y ont participé : le Pr. émérite Ghislain Magerotte, qui a parlé de l’inclusion des personnes autistes dans la société, et la porte-parole du GAMP Cinzia Agoni, qui a fait le point sur le Plan autisme transversal, malheureusement encore trop faible face aux réels besoins de la population autiste en Belgique francophone.

 

 

Ensuite, le lundi 2 avril, l’Hôtel de Ville de Bruxelles s’est illuminé en bleu pour l’occasion, dans le cadre de la campagne annuelle internationale Light it blue initiée par Autism Speaks.
Cette campagne consiste à illuminer en bleu des monuments et bâtiments significatifs pour sensibiliser la société toute entière à l’autisme. Un immense merci à la Ville de Bruxelles, à son Bourgmestre Philippe Close, aux échevins Els Ampe et Mohamed Ouriaghli qui ont organisé cette activité à la demande des associations bruxelloises concernées. Un remerciement particulier à l’asbl Les amis de Benjamin qui a obtenu de pérenniser cette activité pour que chaque année l’Hôtel de Ville et peut-être toute la Grande Place soient illuminés en bleu, et à Inforautisme et Autisme en action qui ont oeuvré pour cette campagne. Ce fut la seule manifestation en Belgique de ce genre. Pour l’année prochaine, nous espérons que davantage de monuments se coloreront de bleu en cette journée de sensibilisation à l’autisme. La vidéo est disponible ci-dessus et sur Facebook.

 

RevueDePresse-JourneeMondialeAutisme

Une importante couverture médiatique a eu lieu cette année grâce aux nombreuses manifestations. On a parlé de l’autisme dans plusieurs émissions et journaux radio ainsi qu’aux journaux télévisés de RTL, RTBF et BX1. Voici la revue de presse complète.

Hugo Horiot - Séance de dédicaces (2018 - © Hugo Horiot)

Hugo Horiot – Séance de dédicaces (2018 – © Hugo Horiot)

 

Enfin, n’oublions pas un autre moment fort de ces manifestations de sensibilisation à l’autisme : la soirée cinéma-débat autour du parcours exceptionnel de Hugo Horiot et de la présentation de son dernier livre « J’accuse » qui a déjà soulevé une forte polémique en France. Le film nous montre Julien, un enfant autiste sévère non verbal jusque l’âge de 6 ans, filmé ensuite par son camarade de classe entre ses 15 et 30 ans. Ce film est porteur d’espoir pour des nombreuses familles confrontées aux manifestations d’autisme sévère de leur enfant. Il nous incite à croire en nos enfants et à ne jamais laisser tomber. L’intelligence des personnes autistes est encore à découvrir !

 

Handicap colloques et événements, Informations associatives

4ème édition du Extraordinary Film Festival à Namur

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La 4ème édition de The Extraordinary Film Festival aura lieu du 7 au 12 novembre à Namur et sera riche en films et documentaires de qualité.

 

Une soirée d’exception sera parrainée par l’asbl Inforautisme, association membre du GAMP, avec la participation de Josef Schovanec, ambassadeur de l’autisme de renommée mondiale.
Vous êtes fan de dessins animés ? Vous connaissez toutes les chansons de Walt Disney par coeur ? Alors le film « Life, Animated » est fait pour vous !
 

 
A Namur, le vendredi 10 novembre à 20h, venez découvrir la fabuleuse histoire d’Owen Suskind qui à 3 ans bascule dans le silence. Diagnostiqué autiste, il arrive doucement à sortir de son mutisme et à comprendre le monde qui l’entoure grâce à la magie de Disney.

 

Avec ce film de Roger Ross Williams, nominé à de nombreux festivals (meilleur documentaire au Festival de Cannes 2017), vous voyagerez entre les bouleversants témoignages d’Owen et de ses parents, des animations reconstituant le passé et les images des dessins animés de Disney.

 

Info & réservation sur : https://teff.be/movies/life-animated/

 

Enseignement et transport scolaire, Informations associatives

Rentrée scolaire et inclusion des élèves en situation de handicap : un nouveau défi

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En cette rentrée scolaire, nous nous penchons sur la situation des enfants handicapés en Fédération Wallonie-Bruxelles. La ratification des Conventions internationales relatives aux droits implique, dès l’âge scolaire, le respect des valeurs de non discrimination et d’inclusion sociale et scolaire des personnes handicapées. Il faut éviter toute ségrégation en milieu protégé des enfants en situation de handicap.

Or en Belgique, les enfants handicapés sont pour la plupart orientés vers l’enseignement spécialisé ou vers des centres d’accueil de jour. Ainsi, deux réclamations collectives auprès des instances européennes dénoncent le manque d’inclusion scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté flamande des enfants avec une déficience intellectuelle sévère. Nous soutenons ces démarches.

Dans ce contexte, émergent deux concepts distincts : intégration et inclusion. Ils impliquent le retour ou le maintien en milieu scolaire ordinaire des élèves handicapés, en fonction de leurs besoins spécifiques. Les familles sont aujourd’hui davantage demandeuses d’inclusion à l’école ordinaire et une partie du secteur de l’enseignement répond positivement. Cette tendance se reflète dans la législation et notamment dans le Pacte d’excellence qui vise à renforcer la qualité de l’enseignement pour tous les élèves. Le Pacte met aussi en évidence des passerelles pour réinsérer les enfants handicapés dans l’enseignement ordinaire. C’est ainsi que des initiatives menées par des parents ont abouti récemment à la création d’un nouveau type de classes, dites « inclusives ».

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Handicap colloques et événements, Informations associatives

Compte-rendu Fondation Shan : Pourquoi l’institution n’est pas souhaitable ?

 

FONDATION SHAN

 

 

 

POURQUOI L’INSTITUTION N’EST PAS SOUHAITABLE ?

 

 

 

Réunion du 26 septembre 2017 – Présentation de Mr Thierry Van Goubergen

 

 

Fondation Shan

 

 

Mr Van Goubergen a créé une Fondation privée pour sa fille Shan qui présente un syndrome d’Angelman, à savoir une maladie génétique entraînant une déficience mentale sévère qui fait que Shan sera toujours dépendante des autres.  Il a imaginé un projet de vie sans institution visant le bien-être de Shan. Pour cela, Shan bénéficie d’une assistance personnalisée 24h/24, qui lui permet de s’épanouir dans son environnement habituel. Cela fait maintenant 10 ans que Shan vit ainsi accompagnée de 3 assistantes personnelles. Ce parcours a été et est toujours jalonné de difficultés, d’erreurs, d’échecs mais aussi de succès. Il est rendu possible par les budgets d’assistants personnels de la Flandre.

Cet exposé fait partie d’un cycle de 6 conférences. Le premier exposé vise à expliquer pourquoi l’institution n’est pas souhaitable. Sans vouloir jeter l’opprobre sur le personnel des institutions qui lutte pour faire vivre dignement les personnes en situation de handicap, l’institution prive la personne handicapée de sa liberté selon Mr Van Goubergen.

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Enseignement et transport scolaire, Informations associatives

Des classes « inclusives » s’installent à l’école ordinaire en cette année scolaire 2017-2018

Ce premier septembre 2017, en province de Namur, deux écoles primaires ordinaires ont ouvert leurs portes à 13 enfants porteurs de handicap mental (relevant du type 2 de l’enseignement spécialisé). L’école communale de Bièvre et le Séminaire de Floreffe ouvrent chacune une classe verticale (de la 1ère à la 6ème primaire) pour enfants porteurs de déficiences mentales. Ces classes proposeront dès lors une pédagogie adaptée aux enfants à besoins spécifiques par le biais des écoles spécialisées (l’école d’enseignement spécialisé CFWB « Le Caillou » d’Anseremme et le centre scolaire Claire d’Assise de Bouge) associées au projet, tout en garantissant à ces enfants de pouvoir évoluer dans un milieu ordinaire.

 

Ces projets réunissent le meilleur des deux mondes. Les enfants bénéficieront de tout l’encadrement dont ils ont besoin (logo, kiné, puéricultrice, plan individuel d’apprentissage,…) tout en étant inclus dans la vie quotidienne de l’école (gym, repas, activités transversales, excursions, etc.). Selon le niveau des enfants, des sessions d’accrochage en français, math, ou étude du milieu seront organisées dans les classes ordinaires

 

L’inclusion de l’enfant porteur de handicap dans un milieu scolaire ordinaire permet d’atteindre des objectifs de développement des compétences cognitives, psychomotrices et sociales de l’enfant. De manière générale, l’inclusion favorise l’insertion de l’enfant dans l’ensemble de la société. Cette approche s’avère également bénéfique pour les autres enfants qui développent leur respect de l’autre, leur empathie et leur estime de soi.

 

Cet article est extrait du communiqué de presse de l’asbl Base 21 qui a édité une brochure téléchargeable dans la partie « Enseignement ordinaire et intégration » sur le site du GAMP.

 

Pour davantage d’approfondissements, lisez la carte blanche publiée récemment dans Le Vif  par des parents responsables des asbl Base 21, Alternative 21 et Souris-moi impliquées dans l’ouverture de ce type de classes.

 

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