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La Newsletter du GAMP Agissons ! n°14 – Pour que chacun ait sa place

 

Notre nouvelle Newsletter N°14 – « Pour que chacun ait sa place » est en ligne

A la une :

  • Notre Cahier de Revendications Communales
  • Le point sur l’affaire des Conventions nominatives wallonnes
  • L’hommage à Alexis Deswaef ancien président de la Ligue des Droits Humains
  • La Carte blanche de Corine Jamar sur les emplacements réservés, et autres informations utiles.

Bonne lecture et bonnes vacances !

GAMP Cartes blanches

Carte blanche : Emplacement réservé : on n’est pas sorti de l’auberge ! – Par Corine Jamar

Corine, maman d’Eleni, nous raconte ses péripéties avec l’emplacement réservé situé devant sa maison. Celui-ci devrait, dans la principe, lui rendre la vie plus facile et l’aider dans l’accompagnement de sa fille en situation de handicap.
Au contraire, cet emplacement devient une source intarissable de problèmes et situations parfois même assez cocasses. Un récit drôle et vivant, en prélude de la carte blanche rédigée par Corine.

 

 

Il est 10h du matin. Mon compagnon est allé chercher notre fille à Libramont, le centre où elle vit la semaine. Plus tôt dans la matinée, constatant que l’emplacement réservé devant la maison était libre, youpi, c’est pas tous les jours, j’y ai garé ma voiture. La carte handicap, comme d’habitude, est bien visible.

 

Tout à coup, la sonnette retentit. Insistante. Un, deux, trois, quatre coups. J’ouvre, et tombe nez à nez avec quatre flics (ont-ils chacun sonné ?) armés jusqu’aux dents, et aimables comme des portes de prison : même pas un bonjour. Qu’ai-je fait ? De quoi me suis-je rendue coupable ? L’unique flic de sexe féminin me demande, avec un mouvement brusque du menton, si cette voiture, elle désigne ma petite Smart, est à moi. Oui. Montrez-moi la carte handicapée. Moi : pourquoi ? Vérification. Bon.

 

Je prends quelques secondes pour enlever mes grosses pantoufles en forme de grenouille et enfile des baskets dont je ne noue pas les lacets, la dame a l’air pressé. J’ouvre la portière côté passager. Je prends la carte, puis, affichant un air victorieux puisqu’elle est parfaitement valide, la lui tend. Elle la retourne d’un air soupçonneux, et dit : ce n’est pas vous, Eleni ? Ben, non, c’est ma fille. C’est elle qui est en situation de handicap et pour qui j’ai, à l’époque, introduit une demande pour obtenir cette carte handicap… Où est-elle votre fille ? À la maison ? Non, mais elle ne va pas tarder, son papa est allé la chercher, elle sera là d’ici une bonne heure. Dans ce cas, rétorque-t-elle, veuillez tout de suite dégager votre véhicule. Pardon ? Elle m’explique : la loi ne vous autorise pas à profiter – profiter ! – d’une place réservée en l’absence de la personne concernée. Je suis au courant, merci, et je vous signale que ma voiture ne s’y trouve jamais, la semaine. Mais voilà, nous sommes vendredi, et le vendredi ma fille IMC et autiste rentre à la maison. La place était libre ce matin, j’y ai donc garé ma voiture. Comme ça, quand je devrai me rendre avec elle à sa séance de kiné à Waterloo cet après-midi, au moins, la voiture sera devant la maison. Si elle était restée à l’endroit où elle a passé la nuit, tout en haut de la rue (qui monte), j’aurais dû partir au moins ¼ d’heure plus tôt, vu l’allure d’escargot à laquelle marche Eleni.

 

La flic : vous remettrez votre véhicule quand elle sera là, en attendant, dégagez. C’est une blague ? Apparemment non, la dame ne rigole pas. Et ses acolytes encore moins (seraient-ils non verbaux auquel cas je pourrais tenter la méthode PECS ou leur présenter le carton azerty avec lequel ma fille communique). Comme avec elle quand je veux qu’elle comprenne bien quelque chose, je décide de parler lentement, et d’articuler : madame, dis-je, si j’enlève ma voiture maintenant, la place a toutes les chances d’être de nouveau squattée par des conducteurs indélicats, donc, ne vous en déplaise, je n’en bouge pas. Lancée, j’ajoute : tous les jours de la semaine, madame, cette place est prise par des conducteurs ne possédant qu’une carte « riverain. » Pourquoi leur foutez-vous la paix, à eux ? Et je ne parle pas de ceux qui SONT en possession d’une carte handicapée sauf qu’il ne s’agit pas de la leur mais bien de celle de leur grand-mère morte au siècle dernier ! Le pire, ce sont les conducteurs qui n’assument pas entièrement leur acte et qui garent la moitié de leur voiture sur la place libre qui se trouve devant, ou derrière. La conscience à moitié tranquille plutôt que pas du tout. Sans laisser le temps à la flic d’en placer (sic) une, je poursuis : pourquoi les agents verbalisateurs ne sont-ils autorisés à coller des prunes qu’aux malheureux seulement coupables de ne pas avoir mis assez d’argent dans vos foutus horodateurs ? Et pas à ceux qui se garent sur les emplacements handicapés ? Pourquoi ont-ils droit à l’impunité, et pas les autres ?

 

La flic : Les agents verbalisateurs ne sont pas habilités à coller des amendes à ce type de contrevenants, il faut introduire une plainte. Moi : hé bien, habilitez-les alors, c’est simple ! Si vous continuez, dit-elle en élevant la voix, je vous confisque votre carte et vous ne la récupérerez pas de sitôt, c’est moi qui vous le dis ! Dans ce cas, madame, puisque vous en parliez, je porte plainte !

 

La situation allait s’envenimer quand j’entends un houhou familier. C’est ma fille qui arrive, avec son papa. Son handicap étant aussi visible que la carte l’autorisant à « profiter » d’une place réservée, il a tôt fait de refroidir les ardeurs policières de la dame qui conclut, comme dans les films : c’est bon pour une fois. Ah mais non, dis-je, je n’en ai pas fini avec vous ! Forte de la présence de ma fille, je reprends : vous vous pendez à ma sonnette, vous ne me dites pas bonjour, vous m’agressez et, en plus, vous débarquez à quatre comme si j’étais une criminelle alors que vous n’agissez pas contre les VRAIS resquilleurs. Elle : je vous l’ai dit, la prochaine fois que vous constaterez que quelqu’un n’étant pas en possession de la carte handicapée s’installe sur l’emplacement, vous n’aurez qu’à appeler la police. J’éclate de rire : mais ça fait des années que je ne l’appelle plus, la police, ça ne sert à rien qu’à m’attirer des ennuis supplémentaires : soit elle vient des heures plus tard, parfois en pleine nuit, et la voiture n’est déjà plus là (et moi, au lit), soit elle ne vient pas du tout. Et si la dépanneuse a embarqué la voiture illégalement garée, le lendemain, je retrouve dans ma boîte aux lettres, au mieux : des œufs cassés ou de la pâte dentifrice, au pire : une lettre me menaçant de me régler mon affaire si je touche encore une fois à leur chère voiture. On a déjà cassé un phare, crevé un pneu et griffé la carrosserie de la mienne alors merci bien ! Là-dessus, puisque ma fille est là, et qu’ils n’ont momentanément plus rien à me reprocher, ils s’en vont (sirène hurlante, de vrais cowboys.)

 

Racontant cette histoire à une amie, celle-ci avoue elle aussi garer sa voiture sur un des emplacements réservés de sa rue mais s’empresse d’ajouter (avant que je ne l’étrangle): il y en a quatre, et tous ceux qui étaient en droit d’y parquer leur voiture sont morts ! Du coup, ils sont tout le temps libres ce qui fait râler les voisins qui, eux, tournent pendant des heures. Marre. Peut-être n’y a-t-il plus d’handicapés dans ta rue, lui dis-je, mais d’autres personnes handicapées, pas nécessairement du quartier, ont parfaitement le droit de s’y mettre. Ça n’arrive pratiquement jamais, me dit-elle, vu qu’elle habite un quartier plutôt résidentiel. Et si quelqu’un s’y met, c’est un resquilleur ! Certains sont bien en possession d’une carte pour handicapés mais ne le sont pas plus qu’elle, ou moi. Bien sûr, il y a des handicaps invisibles mais je ne pense pas que ce soit le cas de tous les conducteurs et conductrices qui s’installent sur les places dans sa rue. Une seule solution, lui dis-je : demander à ce que ces emplacements qui ne servent plus à rien soient enlevés !

 

Gros, très gros soupir. Il y a un an, mon amie s’est rendue à la commune pour signaler qu’il n’y avait plus de personnes en situation de handicap dans sa rue et que, donc, s’ils pouvaient agir en conséquence, ce serait bien. La dame du guichet lui a alors dit de s’adresser à la police. Ce qu’elle a fait. Après avoir, par téléphone, exposé l’objet de sa demande et attendu un bon quart d’heure qu’on veuille bien transmettre la communication à l’agent responsable, elle s’est entendue répondre que ce type de demande est traité par un service spécial ayant l’habitude de se réunir en collège. Un policier doit ensuite venir vérifier sur place que mon amie ne raconte pas d’histoires (à ce jour, il n’est toujours pas passé.) Une décision est alors prise, et transmise à la commune. Dont les fonctionnaires doivent eux aussi se réunir en collège. Échevinal, cette fois. Vous en avez encore pour un moment, ma petite dame ! lui avait dit à l’époque le policier quasi hilare. Ajoutant : si dans un an, rien n’a changé dans votre rue, je vous autorise à me rappeler. Un an et quelques semaines ont passés depuis, et rien… Du coup, tout le monde s’assoit sur le problème et les voitures des voisins de mon amie, sur les emplacements réservés.

 

GAMP Cartes blanches

Cachez ce handicap de grande dépendance que je ne saurais voir – par Corine Jamar

Les pubeurs, c’est rien que des menteurs. Je le sais, j’ai travaillé une bonne dizaine d’années en agence. Jusqu’à ce que naisse ma fille, IMC et autiste. Travailler dans la pub où, tous les jours, on est confronté à cette obligation de travestir la vérité, et être la maman d’une enfant en situation de handicap de grande dépendance était devenu, comment dire, incompatible. Ma fille fait partie de ce genre de public qui ne se montre pas dans les pubs. Même pas dans celles qui récoltent des fonds pour elle !
 
Les campagnes des associations qui défendent les droits des personnes handicapée ne dérogent pas à la règle qui veut que, dès qu’on sort une annonce, une affiche ou un film publicitaire, on « photoshop » la réalité. On ment, quoi ! Les modèles choisis dans les agences de casting pour vanter les soi-disant mérites de tel ou tel produit n’y ont sans doute jamais goûté qu’il s’agisse d’un truc à boire ou à manger. Ni étalé sur leur peau encore juvénile voire pubère une crème anti-âge visant les femmes de plus de cinquante ans. Parfois, ils posent leurs fesses dans des voitures (les femmes à poil, et comme il se doit sur le capot) qu’ils n’achèteront jamais ou dans des fauteuils roulants qu’ils quitteront aussitôt la prise de vue ou le tournage terminé. Un exemple : au Brésil, de faux athlètes handicapés ont pris la place des vrais pour une campagne de promotion pour les jeux paralympiques, ils étaient plus glamour, apparemment. Quand des campagnes représentent une personne handicapée, celle-ci aura une prothèse au bras, circulera en fauteuil roulant, sera trisomique (merci Le huitième jour) ou autiste de haut niveau (merci Rainman) mais toujours, elle sera PRESENTABLE. Nos enfants en situation de handicap de grande dépendance, surtout quand ils deviennent adultes, ne le sont pas, c’est là que ça coince. Qui a envie de montrer – allez, je grossis le trait exprès – quelqu’un la bave aux lèvres, les yeux pendus au plafond comme de pauvres ampoules oubliées, la bouche tordue et le visage difforme, vaguement debout ou complètement allongé ? Si une association s’y risque, on l’accuse de donner dans le voyeurisme. Je ne dis pas qu’il faut absolument montrer des personnes handicapées de grande dépendance, ce n’est pas ça. Mais je m’interroge : pourquoi fait-on une sélection ? Le handicap physique (sans atteinte intellectuelle) et le handicap mental léger d’un côté, le handicap lourd ou, comme on dit maintenant, de grande dépendance, de l’autre. Le pas trop moche VS le super moche. Celui qui parle VS celui qui ne parle pas, qui est non verbal.
 
L’image a, décidément, besoin des mots. Que la personne handicapée de grande dépendance communique autrement avec des outils comme la CF, le Mind-Express, le PECS, le code Sésame, Bliss, Coghamo, ou pas du tout, n’a aucune espèce d’importance pour l’annonceur. Pourtant, celui-ci n’hésite pas, parfois, à montrer la dure réalité de la vie : les réfugiés, les SDF… Le « petit biafrais » à l’époque. Je me souviens d’un jour, au parc. Ma fille devait avoir six ans et elle ne communiquait pas encore. Elle avait été attirée par un petit garçon plus petit qu’elle et s’était dirigée vers lui, cahin-caha, ses attelles visibles dans ses grosses chaussures orthopédiques, poussant de petits cris. La mère s’était précipitée pour soulever de terre son enfant, comme si ma fille était un chien méchant prêt à le mordre. Et je me demande s’il n’est pas là, le problème. Le public, par ignorance et manque d’information, dénie aux personnes de grande dépendance non-verbales leur appartenance au genre humain. Un être humain se distingue de l’animal par le fait qu’il parle. Affirmation bien connue et communément admise par tous. Les gens se laissent émouvoir par une personne handicapée à condition que celle-ci donne des signes de son humanité, autrement dit qu’elle parle. Ou, qu’au moins, elle prouve (à l’image, toujours) une certaine intelligence, même limitée, même différente. Les apparences sont, alors, plus ou moins sauves. Si la personne fait penser à un animal – à un monstre, comme cette mère dans le parc avait perçu ma fille – c’est mort. Les gens soutiennent la cause animale parce qu’il est normal qu’un animal ne parle pas. Et donc, dans ce cas, on peut montrer des images hyper violentes au public : des rhinos massacrés par des braconniers pour leurs cornes, des éléphants pour leurs défenses, des ours polaires affamés en train d’agoniser sur la banquise. Pourquoi, me demande-je ? Peut-être parce qu’il n’y a aucune identification possible. Les frontières sont bien marquées. On a pitié mais on n’a pas peur. Jamais on ne risquera d’un jour leur ressembler tandis qu’à une personne handicapée de grande dépendance, si. Il suffit d’un AVC, d’un très grave accident ou d’une maladie super invalidante (contrairement à certaines idées reçues, le handicap de grande dépendance n’est pas toujours congénital, il ne survient pas toujours à la naissance, il n’est pas toujours dû à un problème génétique. 80% des handicaps arrivent APRES l’âge de seize ans, qu’on se le tienne pour dit !) Voilà.
 
Un truc est sûr : les as du marketing insistent sur l’importance de valoriser un produit. Il est difficile de donner des personnes dont j’ai parlé ici une image flatteuse, c’est un fait. Une annonce même pleine page, un abribus, un 20 m2 ou un film de 30 secondes ne rendra jamais compte de ce que nos enfants, malgré tous les emmerdements et parfois des vies fichues en l’air, nous apportent. Pour ça, il faut un livre ou un film. Ou des gens prêts à nous écouter pendant des heures… Tiens, à propos d’écouter ! Au moment où je mets le point final à ma petite bafouille et m’apprête à boire un verre de vin rouge bien mérité (il est tout de même 20 h), j’allume mon poste radio. Des personnes qui ne sont, les paris sont ouverts, pas le moins du monde handicapées, et qui parlent comme des avocats ou des acteurs, témoignent de l’importance de pratiquer un sport. Le spot radio est commandité par handisport (fédération francophone.) Belle initiative, super, on applaudit des deux mains. Mais pourquoi n’y en a-t-il pas un, un seul, on ne demande pas la lune, qui s’exprime difficilement ? Qui bégaie, rien qu’un tout petit peu ? CQFD !
 

GAMP Cartes blanches, Médias

Notre point de vue sur la médiatisation des parents

Bonjour à tous,

Vous avez pu le voir récemment : des parents sont apparus dans les médias pour parler de leur(s) enfant(s) handicapé(s) et des nombreuses difficultés de prise en charge en Belgique. Cette médiatisation a été fort critiquée car elle serait trop « négative » et pourrait nuire aux enfants.
Quelques jours plus tard, un article est paru dans La Meuse à ce sujet : « Liège: la maman de deux jeunes autistes menacée suite à la publication d’une photo de ses garçons. »
Nous condamnons fermement tous types de menaces ou intimidations et souhaitons éclaircir notre point de vue au sujet des parents qui communiquent sur leur situation.

Nous avons toujours défendu la cause des personnes handicapées de grande dépendance et leurs familles avec honnêteté, sans jamais masquer les difficultés et obstacles, et nous continuerons à le faire.
La raison est simple : le silence ne sert à personne ; ni aux parents, ni aux enfants. Crier la vérité haut et fort ne plait pas à tout le monde mais c’est un acte de courage.

Cela permet d’être entendu par le politique. Nous avons constaté dans le cadre de nos sit-in et des différentes interviews où les parents faisaient entendre leur voix, que le monde politique était à l’écoute et s’informait sur les questions relatives au handicap de grande dépendance.
Et si nous avons pu obtenir des avancées concrètes grâce à ces actions, nous sommes quand même loin d’avoir atteint tous les objectifs qui feront qu’un jour, le GAMP n’aura plus besoin d’exister.

Le combat se poursuit donc, et il ne peut que se poursuivre en formant un front uni. Celui-ci se construit dans le respect et la solidarité, valeurs auxquelles nous adhérons entièrement.
C’est pourquoi nous vous invitons à nous rejoindre à la rentrée de septembre pour participer à nos prochains sit-in et soutenir la cause de la grande dépendance dont celle de l’autisme.
Travaillons ensemble pour offrir un meilleur futur à nos enfants et aux générations suivantes.

Autisme, GAMP Cartes blanches, Médias

Plan Autisme transversale 2016 : Réactions des parents !

L’annonce d’un Plan Autisme pour le sud du pays a engendré des réactions au sein des associations et groupes de parents. Ecoutez leur opinion dans Ce reportage de Radio Contact

Dans cette deuxième séquence vous trouverez l’interview de Ludivine Michel, maman d’un petit garçon avec autisme. Elle parle notamment du besoin de se former en tant que parent et de l’importance des séances de logopédie absolument nécessaires mais toujours pas remboursées !

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