4 octobre 2019

Carte Blanche – Virginie (1/2)

Le GAMP s’est rendu cette semaine chez Virginie, la maman du petit Jules, un autiste Asperger de sept ans. Virginie souhaitait témoigner sur les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) et la prise en charge ABA. Voici sa carte blanche.

Retrouvez ici la suite de sa carte blanche !

Bonjour, je m’appelle Virginie. Je suis la maman de Jules, qui a sept ans, qui est autiste Asperger, et qui a des troubles de l’attention et qui est hyperactif.
Je voulais vous parler du parcours de Jules. Il a vécu dans quatre pays différents, dont Singapour. Et à Singapour on a pu se rendre compte de prises en charge qui étaient assez exceptionnelles et qui ont aidé Jules à devenir notre petit Jules qu’il est aujourd’hui.
Donc, en fait, tout simplement Jules avait une prise en charge quotidienne, donc une thérapie comportementale ABA, qui existe ici aussi en Belgique. Sauf que, à Singapour, quelqu’un de différent venait tous les jours pendant deux heures s’occuper de lui. Que ce soit à la maison ou sur le terrain pour s’occuper de ses difficultés. Il était dans un système français, au lycée français de Singapour, et avait un AVS tous les matins. AVS qui était, effectivement remboursé par notre assurance d’expatrié. Grâce à ça, Jules avait un AVS au quotidien pour l’accompagner à l’école.
Nous sommes en Belgique depuis un an et on voit la différence avec ce qu’on a pu lui offrir pendant deux ans à Singapour. Ici, Jules a effectivement un AVS mais qu’on a dû lui trouver et qu’on doit payer à 100%. Il est dans une école ordinaire, parce qu’on a eu de la chance de tomber sur cette école, mais après avoir eu des refus de pleins d’autres écoles. Une professeure l’année dernière et cette année, extrêmement bienveillante a accepté d’avoir un AVS. Parce que dans d’autres écoles à Bruxelles, on a eu le cas de professeurs qui ont refusé d’avoir un autre adulte dans leur classe pour aider Jules, et pour l’aider elle-même au sein de la classe.
Et aussi, au niveau des prises en charge, quand on compare avec Singapour, effectivement, ici Jules voit un orthophoniste, une psychologue, mais les remboursements sont tellement minimes qu’on ne peut pas lui offrir une prise en charge quotidienne comme ce qu’on lui offrait à Singapour.
Et on a bien vu que c’était ça dont il a besoin. Ce qui est très dur de se rendre compte, c’est qu’ici dans notre pays on ne peut pas lui offrir la prise en charge dont il a vraiment besoin.

RETROUVEZ ICI LA SECONDE PARTIE DE SA CARTE BLANCHE !